Recherches sur les tumeurs vasculaires des os, dites tumeurs fongeuses sanguines des os ou anévrysmes des os / par A. Richet.
- Richet, A.
- Date:
- 1865
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Credit: Recherches sur les tumeurs vasculaires des os, dites tumeurs fongeuses sanguines des os ou anévrysmes des os / par A. Richet. Source: Wellcome Collection.
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![du membre abdominal, lesquelles, par leurs adhérences au tibia.» moignent que l’os a été le point de départ de la maladie. L’articula ji fémoro-tibiale est roide et ne peut se fléchir qu’avec difficulté. Del l cette époque, il s’est toujours très-bien porté ; il prétend d’aill»! n’avoir point maigri depuis que sa tumeur s’est développée, seulenjb il a perdu ses couleurs. Il insiste beaucoup sur cette particularité, à|i voir, que ce n’est guère que depuis quinze à vingt jours environ son épaule gauche a augmenté considérablement de volume, à la sjp d’une chute qu’il aurait faite; jusqu’à cette époque, elle n’était» sensiblement plus grosse que l’autre, ce qui explique d’ailleurs le si gnostic d’affection rhumatismale porté par le médecin qui le vl première fois. Quoi qu’il en soit, voici dans quel état se présente actuellement tumeur : le moignon de l’épaule gauche, considérablement gonfle présentant le volume de la racine de la cuisse, donne au membre p racique la forme des manches dites à gigot ; l’épaule est un peu 1 portée en avant qu’en arrière; le bras, l’avant-bras, mais surto jl main, sont gonflés et œdématiés, et le malade peut bien moujd un peu l’avant-bras et fléchir les doigts, mais il lui est impossiblll se servir de son bras : lorsqu’il veut le déplacer, il est obligé de gi der de la main droite. La peau qui recouvre le moignon de l’épaule a pris une coiau brunâtre générale, et si on l’examine de près, on reconnaît que |t teinte est due à une fine vascularisation, comme variqueuse, ded)] tissu propre; elle présente d’ailleurs une élévation de tempérair assez sensible au toucher, comparée avec celle qui recouvre les aife parties du corps. La forme générale de la tumeur est celle d’un ovoïde coupé l|ji| zontalement par le milieu, la base dirigée en haut et en dedansiîi côté du tronc , le sommet répondant à l’insertion deltoïdienne») prime abord et rien qu’à la forme, il est permis de soupçonner qwli tumeur, recouverte parle deltoïde, est limitée par les insertions de muscle ; c’est ce dont il est facile d’ailleurs de se convaincre pAl toucher. Ainsi supérieurement elle arrive jusqu’au contact de l’aio mion et de la clavicule dans son tiers externe, tandis qu’en bas.tl ne dépasse pas l’insertion deltoïdienne. En avant et en arrière e limites sont bien moins nettement établies ; cependant il est posll de s’assurer, en insinuant la main dans le creux axillaire, ce qui, ili volume de la tumeur, ne peut se faire qu’avec difficulté, qu’elle s prolonge pas bien loin, ni sous le grand pectoral ni sous le grand r sal. Le creux axillaire est presque effacé; il est envahi par la tun^ i qui, rejetant en bas et en avant le paquet vasculo-nerveux qiH comprime, a déterminé cet engorgement œdémateux du membrelil j’ai signalé précédemment. On peut d’ailleurs très-facilement apfé cier le trajet de l’artère axillaire dont les battements se font s|:i](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30567087_0008.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)