Recherches sur les tumeurs vasculaires des os, dites tumeurs fongeuses sanguines des os ou anévrysmes des os / par A. Richet.
- Richet, A.
- Date:
- 1865
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Credit: Recherches sur les tumeurs vasculaires des os, dites tumeurs fongeuses sanguines des os ou anévrysmes des os / par A. Richet. Source: Wellcome Collection.
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![la ligature. Aujourd’hui que l’anatomie pathologique vient ( démontrer que les cartilages articulaires étaient une barrière q s’opposait efficacement et longtemps à l’irruption du sang da l’article, il faudrait, je pense, passer outre à cette préoccup tion, à moins de signes parfaitement évidents, et procéder à ligature. Appréciation. — De toutes les méthodes jusqu’ici mises usage pour combattre la tumeur vasculaire des os, il n’en qu’une seule qui soit parvenu à les guérir, c’est la ligature de l\rj tère principale du membre ; elle a réussi dans les trois cas où l'a appliquée. Une fois donc que la maladie aura été reconnues le diagnostic bien établi, si la continuité de l'os n’est pas infia rompue , si la tumeur ne contient pas une trop grande quand de sang liquide ou coagulé pour être résorbé, si enfin elle communique avec aucune grande articulation voisine, il n'i pas à hésiter, il faut pratiquer la ligature du vaisseau princij qui l’alimente ; peut-être pourrait-on essayer la compression gitale à distance et la compression directe simultanément. Dans le cas où l'une de ces trois conditions se présenterai c’est à l’amputation du membre qu'il faudrait avoir recoui tout en se rappelant que c’est là une ressource extrême et d| on doit bien peser toutes les conséquences avant de s’y décicj Quant à l’incision de la tumeur pour la vider du sang et caillots qu'elle contient et la remplir ensuite de charpie imbil ou non d’un liquide hémostatique, j’ai suffisamment démoij que c’était là une opération aussi dangereuse par ses suites médiates ou consécutives que l’extirpation. Enfin , relativement aux injections coagulantes qui peut-i présentent plus de sécurité, j’ai discuté les raisons pour lesque] elles ne paraissaient pas devoir réussir. Je n’y reviendrai pas je termine en disant qu'il est au moins prudent, avant de se u noncer définitivement sur ce dernier point, d’attendre quej faits aient parlé. A PA KENT, IMPRIMEUR DE LA FACULTE DE MEDECINE, 3i, rue Monsieur-le-Prince ,3i](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30567087_0082.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)