Étude sur l'accouchement prématuré artificiel : tribut académique présenté et publiquement soutenu à la Faculté de médecine de Montpellier, le 18 mars 1837 / par João-Joaquim Figueira.
- Figueira, João Joaquim.
- Date:
- 1837
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Credit: Étude sur l'accouchement prématuré artificiel : tribut académique présenté et publiquement soutenu à la Faculté de médecine de Montpellier, le 18 mars 1837 / par João-Joaquim Figueira. Source: Wellcome Collection.
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![Y a-t-il quelque chose qui mérite ce nom ? Y a-t-il du sang , des cris, des douleurs atroces , des dangers imminens et mortels ? Non , rien do tout cela; rien qui mérite celle réprobation contre laquelle nous venons ici nous élever ; rien qui justifie la préférence accordée à d’autres opé- rations cruelles que l’on veut mettre à sa place. Il est donc bien permis, sans être taxé d’exagération , de conclure avec les accoucheurs célèbres que nous avons cités dans le courant de ce travail : l’accouchement prématuré artificiel n’a rien d’immoral, et offre une ressource précieuse dans des cas nombreux; il donne un résultat d’autant plus heureux, qu’il est pratiqué plus près du terme normal de la grossesse; il peut être en- trepris , en certains cas , dans les premiers mois de la gestation. Et maintenant que nous avons tracé la conduite du médecin , en tant qn’homme de l’art, nous ne craindrons pas de lui prescrire la même manière d’agir , en tant qu’homme faisant partie d’une société civilisée. Les lois , disions-nous en commençant, sont des conventions humaines en rapport avec les idées du siècle et le progrès des lumières.Eh bien! le siècle de Baudclocquc est passé , et la science a fait des progrès; les lois doivent donc se modifier. Aussi répondrons-nous à ceux qui nous opposeraient le texte,et non l’intention du législateur français (1): lorsque les cas de cette nature se présentent, le médecin le mieux assuré de sa célébrité ne doit rien entreprendre sans avoir préalablement recueilli les avis de plusieurs doses confrères les plus éclairés. En se conduisant ainsi, il se met à l’abri de tout reproche, et quel que soit le résultat de l'avor- tement provoqué , celui-ci ne pourra jamais être considéré comme un délit, et encore moins comme un crime (2). (1) Code pénal , litre II , section II , art. 317. (2) Marc., dict. méd. en 25 vol. Art. Avortement ( méd. légale.)] FIN.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22358195_0061.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)