Volume 1
Traité pratique des maladies de l'oeil / by W. MacKenzie ; traduite de l'anglais et augmentée de notes par E. Warlomont et A. Testelin.
- Mackenzie, William, 1791-1868.
- Date:
- 1856-1865
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité pratique des maladies de l'oeil / by W. MacKenzie ; traduite de l'anglais et augmentée de notes par E. Warlomont et A. Testelin. Source: Wellcome Collection.
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![OPIITllALMIE ÉinSII'ÉLATEUSE. le malade est encore porté à comparer ce qu'il éprouve à une pression ou à un liraillemcnl, surtout lorsqu'il lait mouvoir l'œil ou les pau- pières. La maladie continue à marcher, la rougeur de la conjonctive augmente ; rinjcclion devient telle (lu'on ne découvre plus seulement un^éseau vasculairc, mais une rougeur générale, (|uoi(iue pâle ou tiuelqucfois livide. Cette coloration rouge pâle n'est cependant point unilorme. Elle l'orme contraste avec des taches de dimensions dillé- rentes, d'une couleur rouge vil, qui sont dues à des extravasalions de sang dans le tissu cellulaire qui unit la conjonctive à la sclérotique. Le volume des vésicules s'accroît, et leur saillie entre les paupières à demi-ouvertes est encore plus prononcée. Les espaces qui séparent les vésicules sont recouverts d'un mucus ténu, hlanchâlre, qui est sécrété en quantité anormale par la conjonctive et les glandes de Méïbomius. L'écoulement des larmes s'est aussi accru. Pendant la nuit, les pau- pières sont légèrement collées : lorsqu'on les ouvre, la cornée parait un peu trouble; mais en nettoyant convenablement l'œil, on reconnaît que ce trouble apparent n'est dù qu'à une collection de mucus à sa surface. Lorsque la maladie diminue, la quantité de mucus redevient nor- male, la rougeur de la conjonctive disparaît, et les portions de cette membrane qui s'étaient soulevées, sous forme de plis ou de vésicules, s'affaissent et se réappliquent sur la tunique albuginéeet la sclérotique. L'écoulement des larmes devient moins fréquent et moins abondant. Les taches de sang extravasé sont les derniers symptômes qui dispa- raissent. Le manque d'union entre la conjonctive et la sclérotique à ces places persiste pendant longtemps, au point que la conjonctive y forme des rides à chaque mouvement de l'œil. Elle est longtemps à récupérer son élasticité naturelle. Causes. — Cette maladie reconnaît pour causes les changements brusques de température, les coups légers, les piqûres d'insectes, etc. J'ai vu plus d'une fois l'ophlbalmie érysipélateuse produite par l'action du chlore gazeux. Traitement. — Il n'est pas nécessaire de recourir à une déplétion considérable. Un purgatif et l'usage de quelques diaphorétiques légers constituent ordinairement tout le traitement général. Il est quelque- fois bon d'ouvrir les vésicules avec la pointe d'une lancette. Quant au traitement local, on le trouvera indiqué dans Tobscrvation suivante : Obs. 386. — Mary Macdonald, âgée de 20 ans, entre au Glasfiow Eyc înfirmartj Ici mars 1832. Huit jours auparavant, elle a été prise de frissons suivis de cépliulalgic et d'une inflammation érysipélateuse de la conjonctive, sans aucune afleclion de la peau. Les conjonctives sont d'un rouge pâle, et cette membrane, d'un côlé, pend entre les pau- pières sous forme de ])etitos masses molles. La langue est blanche et la malade est altérée. Elle s'était appliqué des sangsues aux tempes cl avait pris ilne dose de sulfate de ma- gnésie. Elle croyait ])ouvoir attribuer son alTection à ce que ses yeux avaient été exposés à l'action d'émanations provenant d'une solution de clilorure de chaux. On lui prescrit 69.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21640713_2_0903.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)