Volume 1
Traité pratique des maladies de l'oeil / by W. MacKenzie ; traduite de l'anglais et augmentée de notes par E. Warlomont et A. Testelin.
- Mackenzie, William, 1791-1868.
- Date:
- 1856-1865
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité pratique des maladies de l'oeil / by W. MacKenzie ; traduite de l'anglais et augmentée de notes par E. Warlomont et A. Testelin. Source: Wellcome Collection.
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![est souvent épaisse el molle, avec les follicules cutanés de la face très développés; je l'ai vu souvent coïncider avec la surdité i)arr()is com- plète el une raucité particulière de la voix. Dans Tun de ces cas, la surdité était survenue une semaine ou deux avant la cornéite. 11 existe habituellement en menu; temps d'autres symptômes sci-oluleux, l'en- gorgement des ganglions lymphatiques, sous-maxillaires surtout; assez souvent des nodus sur les tibias, quelquefois des épanchements dans la bourse située sous le tendon des extenseurs de la jambe. [M. Siebel a le premier décrit (1) sous les noms de kératile non vasculairc, inlerslUielle, primitive, ponctuée, une variété de cette alTection, fort intéressante et fort difficile à reconnaître. Le plus souvent, dit M. Desmarres (2), on la confond avec l'amblyopic congeslive commençante, parce qu'elle ne s'accompagne pas de rou- geur, et que le caractère principal qui la distingue, les petits points opaques siégeant sur la cornée, ne peuvent être aperçus qu'à l'aide d'une forte loupe. Tout au commencement de la maladie, on voit au centre de la cornée, lorsqu'on l'examine avec beaucoup d'attention, quelques petits points ou quelques petites plaques grisâtres ou bleuâ- tres, de la grandeur d'une pointe d'aiguille, et qui ne présentent ni saillie ni enfoncement. Ces poinis ne remontent pas au-dessus de la pupille; ils descendent, au contraire, vers la circonférence inférieure de la cornée, sous la forme d'un triangle assez régulier. Leur ensemble ressemble assez bien à la peau du visage, après qu'on l'a rasée. La cornée, dans l'endroit où ils se trouvent, semble avoir été piquée ; la transparence de cette membrane est conservée partout, même entre les petits points opaques, dont le siège parait varier le plus souvent : tantôt on peut croire qu'ils sont placés à la surface externe de la cornée; tantôt on reconnaît qu'ils le sont beaucoup plus profondément. Ces petits poinis n'apparaissent jamais qu'à l'une ou à l'autre surface de la cornée, sous les séreuses qui doublent cette membrane. Le plus souvent, c'est sous la membrane de l'humeur aqueuse, et l'on recon- naît aisément, dans ce cas, en regardant la cornée de côté, que les lamelles externes ont conservé leur transparence normale. La maladie commence donc par les séreuses de la cornée, envahissant peu après la tissu propre de cette membrane, et se propageant par la membrane de Descemet aux autres séreuses de l'œil. Les petits points, peu nombreux, placés au centre de la cornée, augmentent lentement et se rapprochent ainsi les uns des autres, en se colorant d'une teinte grisâtre ou hleuàlre plus foncée, qui pourrait les faire prendre, dans quelques circonstances, pour de petits épanche- ments de sang. Il est plus facile de reconnaître s'ils sont superhciels [(1) S.CHEL. Traité de l'ophlhalraic, elc, 1S57, p. 61 ; Iconographie Ophllialmologique, p 11, el planches VI, lig. 12, Vll.f.ig. 6,elXI.fis. 1.] [(2) Desmaruks. Op. cit., t. Il, p. 245. ]](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21640713_2_0932.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)