Éloge de la medecine et de la chirurgie. Deffense de la medecine contre les calomnies de Montagne / en forme de dialogue. Par le Sr. Beeverwyk ... Traduit du Holandois par Madame de Zoutelandt.
- Johan van Beverwijck
- Date:
- 1730
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Credit: Éloge de la medecine et de la chirurgie. Deffense de la medecine contre les calomnies de Montagne / en forme de dialogue. Par le Sr. Beeverwyk ... Traduit du Holandois par Madame de Zoutelandt. Source: Wellcome Collection.
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![( : - La à) à . 10 Erarôf cem le corps ; comme dit Salomon : le corps, qui eft fujer à la corruption , accable l’ame ; & cette habitation terrceftre tourmente l’ef= prit ; ainfi qu'on le remarque dans les Fiévres chaudes & dans les perfonnes Yvres. | Platon recommande , avec juftes rai: fons que l'on doit conferver la vie des l'homme avec un égale harmonie , entre le corps & lefprit, qu'on doit entretenir dans un certainordre , en forteque l’un ne furpaffe pas. l’autre & que la Santé n’en foit point alrérée ; c'eft à quoi l'Ares’aplique. Il en- fciyne à tenir l’efprit & le corpsen bride; les manieres & les inclinations de notré efprit, fuivent les mouvemens du Corps , comme il eft dit par Ariflore, & après lui Par Galien; ce dernier a frit un traité unie quement fur ce fujet. La Medecine régle les manieres , rafine l’ef] prit & le fait agir avec plus de promptitude ; elle fortifie la mé- moire. Si le Roi Cambyfe, qui avoit l’ef- prit troublé par le mal caduc , et fuivi le confeil d'un habile Medecin , il ne {eroit | pas devenu enragé, jufqu’à tel poine qu’il tua fa propre fœur & fon frere , fa féme &. pluficurs de fes domeftique. Si Caligula, qui avoit le corps & l’efprit foible , avoit cu un bon Médecin, pour lui fortifier la cervelle ,. fuivanc ol en avoit formé Île](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b3301226x_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)