Contribution à l'étude du massage du coeur dans le traitement des syncopes anesthésiques (revue générale) : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 28 juillet 1904 / par Adolphe Peytard.
- Peytard, Adolphe, 1875-
- Date:
- 1904
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Credit: Contribution à l'étude du massage du coeur dans le traitement des syncopes anesthésiques (revue générale) : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 28 juillet 1904 / par Adolphe Peytard. Source: Wellcome Collection.
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![Après rhaqiio compression, le mercure du manomètre s'élève de 10 à 20 millimètres. yKprès quelques dizaines de compressions du cœur, il se repose un moment examinant avec attention le cœur mis à nu, et cela alternativement jusqu’à ce que la fatigue le forçât au repos. Dans des cas exceptionnels, déjà tout de suite après 14 secondes de massage, apparaissaient les mouvements cardiaques spontanés. D’ordinaire, il fallait pourtant comprimer le cœur pen- dant plus longtemps pour que les mouvements spontanés y réapparaissent. Sous l’influence du massage, les ven- tricules devenaient ordinairement d’abord plus fermes, après un laps de temps, apparaissaient les mouve- ments spontanés des oreillettes, très faibles, et ensuite la systole siiontanée, moins faible, des ventricules. C’est alors (pie le manomètre montrait graduellement l’éléva- tion de la pression du sang durant le massage, et, pen- dant la pause, la pression né descendait pas jusqu’à zéro, mais restait au même degré. Bientôt après, toujours durant massage, a|)paraissait la jiremière systole des ventricules, énergicjue et spontanée, tju’on ])Ouvait bien percevoir au toucher et (pii produisait sur la ligne de pression une élé- vation bien distincte. Par suite du massag'e répété, l’é- nergie de la systole spontanée du ventricule augmentait, lesbattements ducœur, d’abord lents et irréguliers, deve- naient plus fréquents et plus rythmiques et, ce qui est plus important, il arrivait une période où les mouvements cardiaques s|jontanés, ne cessaient même pas pendant la suspension du massage. l.orsque, malgré une |)ause bien longue, l’énergie de la systole spontanée augmentait graduellement et que la pression du sang s’élevait manifestement, ordinairement un massage plus [irolongé du cœur devenait superflu.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22406207_0028.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


