Contribution à l'étude du massage du coeur dans le traitement des syncopes anesthésiques (revue générale) : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 28 juillet 1904 / par Adolphe Peytard.
- Peytard, Adolphe, 1875-
- Date:
- 1904
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Credit: Contribution à l'étude du massage du coeur dans le traitement des syncopes anesthésiques (revue générale) : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 28 juillet 1904 / par Adolphe Peytard. Source: Wellcome Collection.
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![— 4^2 — ou deux minutes, les mouvements du cœur deviennent atoniqucs, irréguliers, puis cessent absolument. Le ma- lade est bien mort. Quoi qu’il en soit du résultat obtenu, ce cas montre bien cependant que chez l’homme le massage du cœur est capable de faire apparaître à nouveau les contractions rythmiques et spontanées du myocarde. Les observations de Pruss et surtout de Maag sont en- core plus concluantes. Pruss essaya en 1901, sui' un pendu, les expériences qu’il avait pratiquées sur des chiens. Le massage du cœur ii(' put être j)rati(jué que longtemps a])rès la mort, et malgré, cela, Pruss obtint des contractions faibles du cœur, mais ne put cependant faire revivre l’individu. Le cas de Maag témoigne f|ue l’application de cette méthode chez l’homme peut [)i*oduire des l'ésultats avan- tageux. Le cas concernait un homme de 27 ans, qui mourut le 24 octobi‘e 1900, durant la narcose chloroformique. Loi‘S([ue, a[)rès Ib minutes, tous les moyens ordinaires connus de ramener à la vie n’eurent amené aucun effet, Maag exécuta la trachéotomie, commença la respiration artificielle, et lorscpie aussi co moyen parut insuffisant, il ouviât le thorax par la section des troisième et quatrième cartilages costaux, après (|uoi, il prit à pleine main le cœur mis à nu, ne présentant point de mouvements. Sous l’elîet de la contraction rythmique, apparurent d’abord les mouvements du cœur, très faibles; plus tard, le cœur commença à battre graduellement, toujours |)lus fortement. Après une demi-heure, apparut la première respiration spontanée, mais faible; après, les respirations se répétèrent toujours, en sorte (ju’après 2 heures on put cesser la respiration artificielle.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22406207_0044.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


