Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez.
- Paul Joseph Barthez
- Date:
- An VI (1798)
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Credit: Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez. Source: Wellcome Collection.
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![( ) parce qu’ils ont des haltlres ,* c’est-à-dire des petits poids ou boutons, portés par des tiges mobiles en tous sens , qui sont attachées au corps au- dessous de la partie postérieure des ailes. On a toujours dit que ces haltères servent de balanciers $ mais on n’a pas expliqué comment ils agissent. Derham a remarqué qu’on ne trouve ces haltères , que dans les insectes qui ont deux ailes ( comme dans le Cousin )7 et non dans ceux dont les ailes sont , ou au nombre de quatre , ou renfermées dans des fourreaux. ( On peut regarder ces fourreaux, qui sont dits elytræ , comme des espèces d’ailes auxiliaires ). Il a observé i°. que si on coupe un de ces poids ( de même que si .on coupe une des petites ailes auxiliaires , dans les insectes qui ont quatre ailes ), un côté du corps emporte l’équilibre sur l’autre , et l’insecte ne vole pas longtemps sans tomber à terre : 2°. que si on coupe ces poids des deux côtés , l’insecte vole de travers et nonchalamment. pient. gans joute ]es haltères agissent, en même temps que les ailes, pour appuyer également de tous côtés le corps cle l’insecte. Dans l’insecte à qui on a coupé un haltère , l’aile du même côté est affoiblie dans sa résistance ; et le corps est tourné-et renversé sur ce côté, par l’effort plus soutenu de l’aile et de l’haltère du côté opposé. Ipnent. j)ans jes insectes qui ont des haltères, la foiblesse des ailes et leur position relative trop éloignée du centre de gravité du corps, font que les résultantes de leurs forces ne peuvent être dirigées assez constam- ment sur ce centre 7 si ces haltères , agissant comme des balanciers, ne portent ce centre , successivement vers les divers points de concours que prennent ces résultantes. Donc lorsqu’on a coupé ces haltères des deux côtés , les forces des ailes ne pouvant se diriger sur le centre de gravité que pour des temps très-courts , le corps de l’insecte est souvent tourné : il vole de travers, et peut ainsi décrire une courbe qui l’éloigne de plus en plus de sa direction primitive. On peut conjecturer que dans plusieurs espèces de Papillons , les antennes ( qui ont des formes très-variées ) ont entre autres usages , celui de trans- porter leur centre de gravité sur la ligne de l’impulsion primitive, et d’un ou d’autre côté de cette ligne. L’un des usages de ces cornes mobiles delà tête des insectes, peut être aussi -7 que l’insecte étend, ou arrête en travers l’antenne du côté vers lequel fl veut détourner son corps. Cette antenne étant ainsi rendue plus fixe par la](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24918829_0234.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)