Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez.
- Paul Joseph Barthez
- Date:
- An VI (1798)
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Credit: Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez. Source: Wellcome Collection.
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![( 110 ) osseux qui le renferment. Cet air , lorsqu’il vient à être raréfié, ne peut donc diminuer la pesanteur spécifique de l’oiseau , qu’entant et qu’à pro- portion que le poids de l’air contenu dans les os est diminué par la raréfaction qui lui survient. Or la différence des poids de cet air avant et après sa raréfaction supposée , est équivalente à un poids qu’on peut regarder comme presque nul : et il est invraisemblable qu’un tel poids, ajouté ou retranché, produise dans la pesanteur spécifique de l’oiseau , aucune variation qui ne doive être négligée. On pourroit ajouter , que l’air intérieur étant fréquemment renouvelle par la respiration} son accroissement de légèreté par l’effet de la chaleur qui le raréfie , est aussi souvent détruit par l’abord de l’air atmosphérique. On pourroit dire aussi , que l’air respiré est déjà raréfié par la chaleur propre de' l’oiseau , avant de pénétrer dans ses os} etc. M. Silberschlag propose sur les usages de l’air contenu dans l’intérieur des os, d’autres conjectures qu’il est superflu de réfuter en détail. Il dit entre autres choses, que l’extension fixe des ailes dans le Vol, lorsqu’elle se continue très-longtemps ( comme dans le Milan') , ne parait pas dépendre uniquement de l’action des muscles pectoraux ( qui en con- tracteraient de la raideur ) \ mais peut-être autant de l’action du courant d’air opposé , que l’oiseau reçoit en inspirant ( i ). Mais comment l’exten- sion des ailes est-elle constamment soutenue au même degré , lorsque le courant d’air inspiré est continuellement interrompu , ou même rechassé par les expirations alternatives ? En considérant tout ce qui a été dit jusqu’ici, sur l’utilité de l’air qui pénètre dans les os des oiseaux \ on est disposé à croire que M. Silberschlag a été fondé à dire , que la cause pour laquelle ces os sont remplis d’air, se trouve d’autant plus énigmatique , qu’on y réfléchit davantage ( z ). (1) Il rapporte [ Mém. cité , n. 10.] une observation de M. Bloch , qui a vû que les ailes de l’oiseau s’étendent, lorsque l’air qu’on souffle par une ouverture faite au corps d’une vertèbre , pénètre dans les humeras. M. Bloch a dit aussi [ Beschaftigungen der Berlin. Gesellsch. Naturforschender Freunde, Tome IV. pag. 581.] que tout le corps des oiseaux est plein de sacs, que remplit l’air qu’on souffle par la trachée artère j et que l’air ainsi soufflé remplit de même, et élève les os supérieurs dés ailes. (2) Dcren enirgweck. immer rathselhafter wird, je mehrman ihm nachspuret : Mém. cité 9 p. zi9.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24918829_0238.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)