Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez.
- Paul Joseph Barthez
- Date:
- An VI (1798)
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Credit: Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez. Source: Wellcome Collection.
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![XXVIII. Avant que d’établir mon opinion sur l’usage de l’air qui est contenu dans les diverses parties du corps de l’oiseau \ je vais rechercher comment l’oiseau peut à volonté charger ou vuider ses vaisseaux aériens , d’une quantité d’air plus ou moins grande. Je pense que tous les vaisseaux aériens du corps des oiseaux, qui ne sont point contenus dans le poumon, sont principalement remplis d’air par une fonction particulière des organes de la respiration. Pour éclaircir cette fonction, je crois devoir exposer ma théorie sur le méchanisme de la respiration des oiseaux. Les oiseaux inspirent l’air, lorsque la cavité de la poitrine qui renferme le poumon est dilatée , i.9 par l’action des muscles qui portent en haut et en dehors les côtes proprement dites ( ou les parties des côtes des oiseaux, qui sont articulées avec les vertèbres thorachiques, et séparées de leurs appendices ou parties osseuses attachées au sternum ) : 2.0 par Fac- tion simultanée des muscles qu’on a appellés muscles du poumon ( dans les oiseaux ) , qui assujettissent assez fixement les côtes proprement dites. Ces muscles du poumon ont sous ce rapport une action analogue à celle du diaphragme ( 1 ). Mais de plus , ces muscles, qui se redressent et s’applanissent dans leur contraction, ne peuvent que comprimer les vessies aériennes thorachiques et abdominales 5 et forcer une partie de l’air qui y est contenu à pénétrer, soit dans le poumon, soit dans les autres vais- seaux aériens du corps de l’oiseau. Dans l’expiration des oiseaux, les muscles releveurs des côtes cessent d’agir, ainsi que les muscles du poumon les côtes proprement dites sont resserrées et déprimées, principalement par les muscles abdominaux. Lorsque l’effort d’expiration est modéré, l’air contenu dans le poumon est alors chassé en partie dans les autres vaisseaux aériens du corps de l’oiseau, et surtout dans les grandes vessies aériennes thorachiques et abdominales. Il est d’autant plus déterminé à passer dans ces vessies -, .que l’espace qu’elles occupent est alors spécialement dilaté par Faction de ces parties (1) Les Anatomistes de l’Académie des Sciences de Paris [ Anciens Mém. Tom. ITT. Seconde Part. p. 166.] ont dit que le diaphragme est remplacé dans les oiseaux , par les muscles du poumon, et par les sacs membraneux qui forment les vessies aeriennes.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24918829_0239.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)