Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez.
- Paul Joseph Barthez
- Date:
- An VI (1798)
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Credit: Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez. Source: Wellcome Collection.
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![( 222. ) des muscles abdominaux-, qui s’attachant aux appendices des côtes osseuses et au sternum , meuvent en avant et en bas les parties antérieures et inférieures de la poitrine. Mais si la contraction des muscles expirateurs se fait avec un effort violent, elle doit entraîner la compression des vessies aériennes thorachiques et abdominales $ et faire refouler l’air qui y est contenu , dans les vaisseaux aériens des os et des autres parties du corps } dans lesquels l’air est aussi chassé en même temps de la trachée-artère , si l’expiration est alors plus ou moins interceptée. XXIX. Les forces qui poussent l’air dans les vaisseaux de l’intérieur des os , sont si considérables, que ( suivant une expérience de M. Bloch, rapportée par M. Silberschlag ) lorsqu’on casse en deux l’os d’une aîle , l’air qui en ressort éteint une lumière placée à l’endroit de cette rupture. Ç)n voit ( par ce qui précède ) que lors de l’inspiration, l’air est chassé fortement des grandes vessies aériennes dans les vaisseaux aériens des os. Mais il me paroît qu’il est sur-tout pressé dans ces vaisseaux avec la plus grande force, lorsque l’expiration étant rendue difficile , l’air du poumon ne peut s’échapper assez promptement par le larynx j et qu’après avoir soufflé les grandes vessies aériennes, il est forcé de s’ouvrir toutes les autres voies de communication , qui le font pénétrer dans d’autres parties du corps. L’expiration est ainsi rendue difficile , lorsque pendant l’effort des or- ganes qui tendent à la produire , elle est empêchée par le resserrement de la glotte ( supérieure, ou des deux glottes ) de l’oiseau. La force par laquelle l’air est alors refoulé du poumon dans les autres vaisseaux aériens, étant proportionnée à la difficulté de l’expulsion de l’air $ est graduée arbi- trairement , ou suivant le besoin et l’instinct de l’oiseau \ selon qu’il resserre la glotte , et fait agir en même temps les muscles expirateurs ( i ). (i) Il faut bien distinguer, et dans l’homme et dans les animaux , ce cas de l’expiration empêchée en partie , malgré l’effort des organes expirateurs ; du cas [ bien vû par M. de Haller] où il est dit communément qu’on retient son haleine. Dans celui-ci, l’expiration est arrêtée ; parce que la glotte est entièrement fermée, en même temps que le diaphragme et les releveurs des côtes agissent comme dans l’inspiration , et que les muscles abdominaux se contractent. L’effort qui est produit par ces actions com- binées [et non par la seule réaction de l’air retenu , qui cependant peut servir à appuyer le](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24918829_0240.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)