Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez.
- Paul Joseph Barthez
- Date:
- An VI (1798)
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Credit: Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez. Source: Wellcome Collection.
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![( **3 ) Je rapporte à l’utilité qu’a un grand resserrement de la glotte, qui en gênant et prolongeant l’expiration, procure une dilatation proportionnée des vessies aeriennes de l’oiseau $ une chose singulière qu’on a remarquée dans le Vol de l’Alouette. L’Alouette commence à chanter lorsqu’elle s’enlève de terre , et monte tout droit : plus elle s’élève, plus sa voix devient forte j au point qu’on l’entend très-bien lorsqu’elle est montée si haut dans les airs , qu’on la distingue à peine. Au contraire elle baisse la voix, à mesure qu’elle des- cend $ et se tait en se posant à terre. Qu’elle que soit la cause particulière à cette espèce d’oiseau, qui fait que l’Alouette est alors déterminée à chanter ( ou à tendre les cordes vocales de la glotte , quelle resserre ) j il faut pour que sa voix soit renforcée à mesure qu’elle s’élève dans les airs , que ses vessies aériennes de plus en plus distendues produisent un plus grand resonnement de l’air rendu sonore dans la glotte. Or ses vessies ne peuvent être alors dilatées au-delà de l’état ordinaire , qu’à proportion du refoulement de l’air qui y est poussé dans les expirations que gêne et prolonge le resserrement de la glotte. La distention forte et toujours croissante que cette cause produit dans les vessies aériennes, est d’ailleurs spécialement avantageuse à l’Alouette} en ce qu’elle monte directement et rapidement dans une région très-élevée de l’atmosphere 5 où l’air étant beaucoup 'plus rare , ne peut que dilater plus foiblement ses vessies aériennes, pendant qu’il exige que cet oiseau soit rendu beaucoup plus léger. XXX. Les vessies aériennes de la poitrine et du bas - ventre pourroient être dilatées par l’air à l’excès , et cette dilatation pourrait forcer les côtes des oiseaux de bas en haut 3 si ces côtes n’étoient assujetties par des crochets osseux qui sont placés à leurs bords inférieurs. diaphragme dans sa contraction] en fixant les attaches des muscles des bras à la poitrine, est sensiblement fort utile pour faire e'iever des fardeaux, etc. J’ai donné le premier la théorie des effets de l’air retenu dans l’effort d’expiration impar- faitement empêchée par le resserrement de la glotte. Voyés les p. 29—30. de ma Nova Doctrina de funct. N,at. Hum. publiée en 1774 : où j’ai répété ce que j’ayois dit à ce sujet dans mes Leçons de Physiologie en 1763.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24918829_0241.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)