Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez.
- Paul Joseph Barthez
- Date:
- An VI (1798)
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Credit: Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez. Source: Wellcome Collection.
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![( *25 ) tance que les aîles font à leur extension et à leur mouvement en bas et en arrière. Mais cette résistance est d’autant plus grande , à proportion de celle que l’air extérieur peut faire à ces mouvements des aîles. Si l’action des muscles moteurs des aîles s’exécute trop rapidement \ les aîles se meuvent avec une vîtesse extrême , qui cause un grand désavantage , en ce qu’elles sont trop peu appuyées par la résistance de l’air extérieur ( i ): et le Vol ne peur être continué assez longtemps , que par des efforts vio- lents et trop souvent répétés. Si la force de contraction des muscles moteurs des ailes restant la même, le corps de l’oiseau ne fait pas une assez grande résistance à sa projection en haut et en avant} les aîles se meuvent avec une telle vîtesse , qu’elles entraînent le corps, avant qu’elles n’ayent été abaissées et étendues con- venablement pour rassembler et embrasser toute la masse d’air qui peut appuyer et développer leurs efforts. Ainsi pour que l’oiseau puisse augmenter la vîtesse qu’il se donne dans le Vol, quoiqu’il ne fasse agir ses muscles moteurs qu’avec leurs forces de contraction habituelles (dont il prolonge seulement l’application ) il suffit qu’il puisse accroître à des degrés moyens et convenables , la résistance de ses aîles à leur dépression , et celle de son corps à sa projection. Or il peut augmenter à la fois, et l’une et l’autre de ces résistances \ par la faculté qu’il a de faire refouler généralement, et plus ou moins forte- ment , l’air intérieur dans les vaisseaux aériens de ses os \ en faisant de grands efforts d’expiration , pendant qu’il tient la glotte plus ou moins resserrée. Il est essentiel de remarquer que les battements des aîles dont dépend le Vol, se faisant avec de grands efforts , doivent être produits pendant que l’oiseau retient son haleine ( z ) \ ou bien .pendant que par le resserrement de la glotte , il gêne son expiration, en même temps qu’il en continue le mouvement avec beaucoup de force. Le thorax étant ainsi fixé assés Ion- (1) Le mouvement trop précipité des aîles seroit désavantageux , en ce qu’elles seraient moins appuyées , et moins long-temps , par la résistance de l’air : de la même manière qu’un mouvement trop rapide des bras dans le Nager, empêche de trouver dans l’eau toute la résistance qui seroit utile, V. la Cinquième Section, Art. XXI. (2) Fabrice d’Aquapendente a dit le premier, qu’il est à croire que l’oiseau retient soa haleine [comme on fait dans tout grand effort], lorsqu’il s’élève de terre , et; commence! son vol [ De Volatu}p. m. 5.].](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24918829_0243.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)