Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez.
- Paul Joseph Barthez
- Date:
- An VI (1798)
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Credit: Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez. Source: Wellcome Collection.
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![( n9 ) O’e.st pour conserver le maintien difficile de son équilibre , que l’Autruche agite ses ailes , non-seulement dans sa course , mais encore dans son marcher : que tantôt elle les élève et les retire , et tantôt elle les abaisse et les prolonge desorte quelles lui servent comme de balanciers ( i ). Mais ce mouvement réciproque des ailes ne peut être fréquent , car il entrateroit trop la course de l’Autruche : et il n’a même pas lieu dans sa course la plus rapide , où elle file ( fluit ) plutôt quelle ne marche, en tenant toujours sa tête et ses ailes relevées ( i ). Il faut donc que l’Autruche ait un autre moyen de se donner la stabilité relative qui lui est si difficile à conserver , à proportion de ce que sa course est accélérée par le vent} et qui lui est nécessaire pour maîtriser cette course en quelque degré. Ce moyen est dans la résistance que donne à sa masse , la réaction de l’air intérieur \ que l’Autruche fait refouler dans ses fémurs , et dans tous ses autres os , excepté dans ses humérus ( qui sont les seuls os de l’Autruche , dans lesquels MM. Camper et Hunter n’ayent point trouvé des ouvertures qui reçoivent l’air ). XXXIV. J’ai exposé comment l’oiseau peut augmenter la force de son Vol, par l’effet du refoulement de l’air dans les os de ses ailes et de son corps \ lorsque ce refoulement produit à la fois dans les vaisseaux aériens de tous les os , une semblablè résistance. Mais ces vaisseaux aériens ont nécessairement des communications plus ou moins libres avec la trachée-artère et les grandes vessies aériennes } suivant les différentes situations respectives des différentes parties du corps de l’oiseau ( comme par exemple , des ailes parrapport au tronc ) : et l’on voit que suivant le dégré de liberté de ces communications , la réaction de l’air dans l’intérieur de tels ou tels os doit être plus ou moins forte. L’on est donc fondé à penser que l’oiseau peut, en changeant les situa- tions respectives de ses différentes parties , faire varier automatiquement pectorales] , qu’il a vus près du Continent de l’Amérique Septentrionale ; que le plus sou- vent ils dirigeoient leur vol contre la direction dti vent. (1) Un semblable mouvement des ailes , mais alternatif, a lieu dans le Touyou; qui court très-légèrement, en élevant tantôt une aile , tantôt une autre ; avec des intentions que M. de Bomare dit n’avoir pas été encore bien éclaircies. (2) Les Arabes donnent le nom de \a\_n à cette manière de courir de l’Autruche.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24918829_0247.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)