Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez.
- Paul Joseph Barthez
- Date:
- An VI (1798)
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Credit: Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez. Source: Wellcome Collection.
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![partie est tenue en équilibre par la masse et les mouvements de la queue. Dans les quadrupèdes , les jambes de devant étant plus courtes que celles de derrière ( les os qui répondent au tarse étant beaucoup plus allongés que ceux qui répondent au carpe ) $ les articulations placées à des hauteurs correspondantes dans les jambes antérieures , et postérieures , sont pliées en sens opposés ( i ). Cela est fort avantageux pour que dans le jeu simul- tané de ces jambes , le corps soit plus facilement mû ou retenu , de l’avant et de l’arrière, sur sa base de sustentation ( dont il sera parlé dans la suite ). La charge du train de derrière du quadrupède , lorsqu’elle agit pour abaisser ou fléchir les articulations des jambes postérieures} tend à mouvoir le tronc dans une direction contraire à celle que tend à lui imprimer la charge du train de devant , lorsqu’elle agit pour abaisser ou fléchir les articulations des jambes antérieures. D’où il suit que les efforts que les jambes de devant et celles de derrière font dans la station , pour résister aux charges que ces deux trains portent spécialement , ont aussi des directions opposées entre elles : et par conséquent que ces efforts doivent tendre continuellement à faire arquer vers en haut la colomne des vertèbres, VIII. Ainsi les jambes du quadrupède ne peuvent être projettées sous le tronc avec un effort soutenu , sans arebouter pour assurer la position horisontale, ou convexe en dessus, de la colomne vertébrale et sans que cette colomne ne forme une espèce de voûte plus ou moins courbe , qui résiste au poids des autres parties du corps suspendues entre les jambes, et à la charge étrangère que ces parties peuvent supporter. Il faut distinguer dans cette colomne vertébrale deux portions, dont la courbure respective est très-inégale dans les diverses espèces d’animaux. L’une, dorsale , est soutenue par des côtes attachées au sternum , ou antérieurement : et l’autre , lombaire , est dégarnie de côtes , ou du moins n’en a que de très-foibles et qui ne sont point fixées en avant. Celle-ci (i) D ailleurs ces articulations ne sont pas analogues , et ne doivent pas porter le même nom. Ainsi Aristote s’est trompé, lorsqu’il a dit que les genoux sont pliés en des sens contraires dans les jambes de devant du quadrupède, et dans celles de derrière : et son erreur a été bien relevée par Fabrice d’Aquapendente ( De motu loc. animal, p. m. 115.); qui »£t dû pourtant excepter les singes et les ours ( V. l'art. XIII de la fécondé Section ]. B ï](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24918829_0029.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)