Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez.
- Paul Joseph Barthez
- Date:
- An VI (1798)
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Credit: Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez. Source: Wellcome Collection.
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![XVIII. Parent s’est proposé ( i ) un Problème curieux, celui de déterminer la base la plus avantageuse de sustentation de l’homme j ou quelle doit être l’ouverture des piés dans laquelle l’homme se tient plus ferme que dans toute autre ( 2, ). Il suppose que chaque pié s’ouvre en tournant autour de son articulation avec la jambe comme sur un pivot, de manière que les extrémités du pié décrivent alors autour de ce centre deux arcs en sens opposés : et il cherche quelle rotation doivent faire les piés , pour que leurs pointes et leurs talons interceptent le plus grand quadrilatère possible. Il résout ce Problème par. le calcul différentiel de maximis et minimis. Mais Parent s’est trompé , en ce qu’il a cru que les piés, lorsqu’ils s’ouvrent en dehors , tournent ainsi autour de leurs articulations avec les jambes. Car chaque pié en s’ouvrant, tourne autour du point fixe que lui donne son talon ou calcanéum. En effet si on place d’abord les deux piés, suivant leur longueur , sur deux lignes qu’on a tracées parallèles j et qu’ensuite on ouvre les piés à volonté \ on verra que les talons demeurent toujours posés sur ces deux lignes , ou à la même distance l’un de l’autre. Ce qui a causé l’erreur de Parent, c’est que dans la conversion des piés en dehors , les talons opposent l’un à l’autre leurs faces postérieures, et semblent s’être rapprochés. Cependant leur écartement reste le même, s’il n’est point augmenté , comme il peut l’être lorsque les piés les entraî- nent en tournant imparfaitement. Parent eut dû voir d’ailleurs que les piés s’appuyent postérieurement sur le sol dans les talons, et non aux extrémités des perpendiculaires abaissées sur le sol des centres de leurs articulations avec les jambes ( 3 ). (1) Essais et Recherches de Mathématiques, Tom. III. p. 355 .et suiv. (2) Dans ce Problème , on n’a point égard aux différences de la longueur des pieds. Lorsqu’elle est plus grande, elle donne plus d’étendue à la base de sustentation ; et elle est ainsi avantageuse jusqu’à un certain point, au delà duquel elle rend le marcher trop laborieux. (3) En corrigeant cette erreur de Parent, et supposant d’ailleurs comme lui, que la dis- tance est donnée entre les centres [ des talons ] sur lesquels les pieds tournent lorsqu’ils s’ouvrent ; et que les pieds sont également avancés et également ouverts ; de sorte qu’il n’y a d’inconnu que l’angle que l’un et l’autre pied fait avec le prolongement de la ligne qui joint les talons : on peut déterminer le maximum du trapèze de sustentation , de la manière suivante; qui est autre que celle de Parent, mais simple et directe. Il faut prendre l’expression de la moitié de ce trapèze, dans laquelle entrent le sinus est £'»• ' ‘ -](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24918829_0041.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)