Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez.
- Paul Joseph Barthez
- Date:
- An VI (1798)
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Credit: Nouvelle méchanique des mouvements de l'homme et des animaux / par P.J. Barthez. Source: Wellcome Collection.
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![( *5 î un genou fixe en terre dans les combats, pour se donner une station plus assurée ( i ). Il est évident que dans cette situation, l’homme étant raccourci, cède moins que lorsqu’il est debout, à .toutes les impulsions qui peuvent l’abattre. Mais cette position a encore d’autres avantages pour rendre sa base de sustentation d’autant plus étendue et plus assurée. i°. Les fléchisseurs du genou mis en terre , en fixent l’appui sur le sol, bien plus fortement que les fléchisseurs des orteils ne peuvent fixer le pié dans la station ordinaire 5 ce qui permet d’étendre beaucoup l’abduction de la cuisse relevée : 2.0. les fléchisseurs du genou de la jambe relevée , assurent à cette jambe une direction perpendiculaire sur le sol , qui est affermie par le poids même du corps -7 et qui rend plus fixe son talon , autour duquel les abducteurs de son pié peuvent le faire tourner plus parfaitement. X I X. Le fait suivant, qui est d’observation générale , doit aussi être expliqué de même par l’inégalité d’effort que les extenseurs des jambes doivent faire, suivant le degré naturel de l’écartement des piés , pour résister à la charge du poids du corps. Ceux chez qui les piés sont portés vicieusement en dedans par une luxa- tion en dehors de l’os de la cuisse , par une cambrure de la jambe arquée en dehors , ou par une dépravation des articulations du pié ( infirmes que les Anciens ont appellés Vari ) ; sont plus fermes dans la station , et dans la marche, que ceux dont les piés sont dejettés en dehors par des causes contraires d’infirmité ( et que les Anciens appelaient Valgi ) ( z ). ( 1 ) Chez les Persans, l’archer à pied combattoit ayant un genou en terre , et l’autre plus avancé ; de sorte qu’il n’éroit point ébranlé par le mouvement de la flèche pesante qu’il lan-> çoit d’un arc très-fort. Les soldats Thraces et les Germains , pour se rendre plus fermes , employoient la même pratique, qui n’étoit pas entièrement négligée des Grecs et des Ro« mains. [ Voyez les Remarques de Spanheim sur les Césars de l’Empereur Julien, p. 207. ]• (2) Celse [ De Re Medica lib. VIII. cap. XX. ] dit que dans la luxation de la cuisse vers la partie interne, la jambe devient plus longue que l’autre, [ et valgius] ; parce que le pied se porte en dehors [ extra enim pes ultimus spectat ] : mais que si le fémur est luxe en dehors, la jambe devient plus courte [ varumque ] , et le pied est tourné en dedans. Il ajoute que dans ce dernier cas , la jambe porte mieux le corps que dans le premier , et que le malade a moins besoin de bâton pour se soutenir Cela rentre dans l’observation générale que j’indique, J'y rapporte aussi ce qu’a dit Varron [£e Re Rustica lib. II. chap. IX] , D](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24918829_0043.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)