Chirurgie intrathoracique expérimentale : étude de la suture oesophagienne : applications possibles de nos recherches à la chirurgie humaine : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 17 juin 1913 / par Noël Lapeyre.
- Lapeyre, Noël, 1887-
- Date:
- 1913-
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Credit: Chirurgie intrathoracique expérimentale : étude de la suture oesophagienne : applications possibles de nos recherches à la chirurgie humaine : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 17 juin 1913 / par Noël Lapeyre. Source: Wellcome Collection.
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![Nous ne le croyons pas. Deux des chiensayantsuccombé ^ avaient été soumis, la veille de l’opération, à des insuf- flations intratrachéales d’éther pendant 30 minutes (Il s’agissait d’essayer des procédés d’anesthésie). Ils avaient très mal supporté ces insufflations, et peut-être s’était-il fait à ce moment des lésions de l’épithélium alvéolaire. Chez les autres chiens, les poumons nous avaient paru malades, et nous avions noté sur nos observations qu’à l’ouverture du thorax, les poumons étaient indurés, livides et marbrés. Chez deux de ces chiens, nous trouvâmes, au milieu du tissu hépatisé, des nodules assez durs qui furent reconnus d’origine tuberculeuse à l’examen micros- copique. Dans ce cas, l’insufflation semble n’avoir pu j produire que de la congestion autour de foyers préexis- tants. De plus, peut-être certaines manœuvres un peu bru- % taies pourle parenchyme pulmonaire ont-ellespuêtrefaites au coui's de l’opération. 11 faut récliner le poumon, le refouler, et peut être, dans certains cas, avons-nous un peu trop comprimé le tissu pulmonaire qui est si'délicat. f La part réelle qui revient donc à la méthode de respi- ration, dans la production de ces lésions pulmonaires, paraît être peu importante, mais elle existe, et je crois qu’on pouri'ait la réduire, la supprimer même, en prenant quelques précautions supplémentaires. L’air, que nous projetions dans le tube, était l’air d’une salle d’expériences se trouvant à la température de 15“. Cet air était donc froid, chargé de poussières et de germes, ce qui n’était ]3as sans dangers pourl’appareil respiratoire. Pour supprimer ces inconvénients, il suffit de filtrer cet air, et de le faire barboter dans un récipient contenant de l’eau à 35“ par exemple, de manière à le réchauffer et à le charger de vapeurs d’eau. Dans ces conditions, l’insuf-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22442467_0066.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)