Des dangers des plaies du cou par instruments tranchants : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 12 juin 1840 / par Louis Guillien.
- Guillien, Louis.
- Date:
- 1840
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Credit: Des dangers des plaies du cou par instruments tranchants : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 12 juin 1840 / par Louis Guillien. Source: Wellcome Collection.
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![sur ces organes est par trop douloureuse pour songer à y soumettre long- temps le malade; de plus le sang ne tardera pas à refluer par le bout supérieur. La compression de la sous clavière ne saurait être utile qu’autant que la lésion porterait sur son tiers externe, l.e procédé le plus simple consiste à porter le pouce ou les deux doigts d’une main dans le creux sus-clavicu- laire; en pressant de haut en bas et de dehors en dedans, on sentira facilement les battements de l’artère ou le tubercule de la première côte qui en borde inférieurement le passage. On doit alors presser avec force en dehors et en arrière pour être sûr d’arriver directement sur elle. Pour l’artère vertébrale, le chirurgien porte avec précaution le pouce ou l’un des doigts entre la trachée et l’extrémité inférieure du muscle sterno-raastoïdien, à l’encontre de la sixième vertèbre cervicale , jusqu’à ce qu’il ait senti le tubercule carotidien indiqué par M. Cbassaignac, et pressant au-dessous dans l’espace d’un pouce environ , il pourrait l’aplatir : il ne faut point perdre de vue que cette artère présente de nombreuses anomalies. La compression immédiate j sur la blessure , est d’un emploi plus géné- ral , et se présente tout d’abord non-seulement à l’esprit du chirurgien, mais encore à l’esprit de tout le monde dans le cas d’hémorrhagie trauma- tique. On doit la pratiquer de préférence avec le pouce, les doigts, toutes les fois qu’ils peuvent être portés au fond de la plaie. Tamponnement. Si ]a division des tissus était trop inégale, si l’ouverture des vaisseaux était trop difficile à rencontrer, on réussirait mieux par le tamponnement. On n’est que trop souvent porté d’y avoir recours dans les lésions qui nous occupent : ainsi, dans les régions sus-claviculaire etsterno- mastoïdienne , dans les cas de plaies de l’artère principale , le simple débri- dement pour découvrir le vaisseau et l’entourer d’une ligature exposerait le blessé à une hémorrhagie foudroyante; mieux vaut comprimer prompte- ment et solidement, attendre la formation d’un anévrisme faux consécutif pour opérer ensuite. A cet effet, on prend un morceau d’agaric préparé, roulé ou taillé suivant la forme de la blessure; on l’entoure d’un fil afin de pouvoir le](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22364900_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


