De l'electriasation localisee et de son application a la pathologie et a la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques intertompus et continus.
- Guillaume Duchenne de Boulogne
- Date:
- 1872
Licence: Public Domain Mark
Credit: De l'electriasation localisee et de son application a la pathologie et a la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques intertompus et continus. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by UCL Library Services. The original may be consulted at UCL (University College London)
1119/1142 (page 1101)
![Chez le siijet repr6sent6 dans les Hgiircs \ el 2 dc ralbnm icono pholo- graphique de la prec^detile odilion, quelqiies luuscles de la lace ont et6 alteinls par I'alrophie, vers I'age de 6 an?, comrnc rindiquenl, dii rcslfe, I'^paisseur des levres etraplalissenieul des joue?, comme je I'ai aiissi cons- tats par Texploralion 61ectrique, qui m'a mon(r6 que son orbiculaire des l^ivres et ses zygomaliques ne re])Oi)daienl plus A celle cxciialion. Son ex- pression fuciale elait elrange; lorsqu'il riait, sa bouclie sagrandissait transversalement; ses joues s'aplatissaient el se creusaienf, de nncme que dans les cas precedents; son rire 6tail sardonique et elait execu(6 par ses buccinaleurs et par son risorius Santurini; en fin il arliculait dilficile- n:ient les labiates. A li ans seuiemeiit, ralroiiliie mu^culaire a delruit peu a peu et succc^ssivemeut un gr.ml nouibre de ses muHles, aux nciembres superieurs et au trouc; quelques-uns seulement out etc at- leints aux membres infericurs. Observation CCXW. — I.a figure 10 reprSsenle Sgalenient une atro- phie musculaire progressive qui, dans renfance,a aiteint les momes muscles de la face et ne s'e^t Slendue que dans I'adolescence (a 13 ans) aux membres et au tronc, ou elle a detiuit progres.>ivemetit un asscz grand nombre de muscle?. — Je n'ai pas a reveuir ici sur son histoire, que j'ui exposL^e depuis bien des annees. Observations CCXXVIet CCXXVII. Atropkie musculnire progressive ayant de- bute, chez dtUT g ircoiis apparlenunt d des families di/fercnks, enlre G et 7 ans^ par les muscles de la face; yagnant ensuite les muscles des mernbres supe- rieurs et da tronr^ vers Vage de 10 ans chez fwi et de 12 a?is chez Vautre; s'etant enfta yenertdUee. Mori de Van d'eax par atiophie des 7nuscles inspi- rateurs. Pas de causes hereditaires. Des raisons de convenance m'empOchent de rapporler, dans tous leurs detail?, ces deuv observations semblables en tous points a la precedente. II s'agit dedeux jeunc? gargons n'appartenant pas a une meme lumille, chez lesquels Witrophie a debute par quelqucs musdes de la /are, dans la seconde enfance chez I'un a 6 ans, chez I'autre a 7 ans, sans antecedents qui puis- sent faire admetlre Thercidile, sans autre cause apprtciable, sans avoir ele precedee ou accompagnce de fi^jvre, ni de convulsions, ni de doulcurs. Alors les levres sont devenues yrosses, immobiles, et laissant la bouche cntrou- oerte; I'expression etail elrange, surlout pendanlle rire. Leur physionomie au repos ressemblail a ceUe qui a ele representee dans les figures 2oI et 252, et Tarliculation des labiales el des o 6lait difficile et incomplete, comme dans tous les cas analogues. En un mot, its ofl'raient les troubles fonclionnels que Ton observe dans ces circouslances. — Ce n'cit que vers I'age de 10 anSy chez fun, et de 13 ch'/z I'autre, que les muscles des membres svperieurs et da tmic ont ele alteints successivemeht et ineyuHerement. Quand ils m'ont eH^. adresses, I'un, en 1801, par le docteur Galtier-Bois- si^re, I'autre, en 1867, par M. Leroy de M6ricourt, les membres el le tronc paraissaient avoir perdu la plupart de leurs muscles. Le tronc prenait une attitude ditlerente chez ciiacun d eux ; ainsi le malade de M. de ricourtelail IrOs-renverse en arriere, pendant la station dcbout, a la ma-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21271227_1129.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)