Leçons cliniques sur les maladies du coeur et des gros vaisseaux / par M. Bouillaud ; recueillies et rédigées par V. Racle.
- Jean-Baptiste Bouillaud
- Date:
- 1853
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Credit: Leçons cliniques sur les maladies du coeur et des gros vaisseaux / par M. Bouillaud ; recueillies et rédigées par V. Racle. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![Ii 110 fatit pas se perdre dans un grand nombre d'hypothèses pour trouver les causes de la plupart de ces affections. D'après ce que nous venons de dire, on comprendra facilement que nous puissions hautement affirmer que Corvisart n'en a jamais connu une seule. Il s'était fermé à lui-même le chemin de la vérité, en déclarant que le cœur est inaccessible aux influences atmosphé- riques; dès lors il s'était trouvé dans la nécessité d'avoir recours à deux ordres de causes entièrement hypothétiques et non dé- montrables; il était arrivé à attribuer toutes les affections du cœur à des causes morales ou mécaniques. Comment aurait-il pu d'ailleurs faire autrement, ayant méconnu la seule et unique influence qui préside au développement de ces maladies? Corvi- sart, il est vrai, pouvait admettre les influencés morales qui, nous ne le nions pas, avaient du, à l'époque de la grande révo- lution, jouer un rôle important dans la production des maladies ; mais celte influence, pour être admissible, n'est pas démontrée; si cela était, les maladies organiques du cœur seraient moins nombreuses aujourd'hui qu'à celte époque, et, d'une autre part, nous pourrions encore de temps à autre voir sous nos yeux naî- tre et grandir sous celle influence des maladies de cette sorte. Or, c'est ce qui n'a pas lieu, c'est ce qu'on ne voit pas, c'est ce qui n'est siiNceptible d'aucune démonstration rigoureuse. Aussi, pensons-nous que si la révolution de 1789 n'était pas coupable d'autre chose que de la production de ces prétendues lésions du cœur, on pourrait aisément lui faire grâce. Nous en disons autant des causes mécaniques. Nous avions aussi, pen- dant un temps, admis celle autre influence, mais nous avons dû y renoncer, par suite de l'impossibilité de la démontrer, et pressé d'un autre côté par la toute-puissance de la vérité. Il est vrai qu'on trouve particulièrement des exemples de ma- ladies du cœur chez les ouvriers qui se livrent aux professions pénibles, fatigantes, exigeant un déploiement continuel de la force musculaire ;]mais ce ne sont pas les efforts eux-mêmes qui sont la cause directe des maladies du cœur, ils n'en sont que l'occasion, la cause indirecte; réchauffement du corps par les efforts et les refroidissements, qui en sont la conséquence si](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21042962_0069.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)