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Credit: Étude sur le nystagmus / par A.-E. Gadaud. Source: Wellcome Collection.
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![seulement, dans le courant de ce] travail, les quelques auteurs que nous avons eu à consulter et dont les citations peuvent être garanties quant à l’exactitude, car nous avons toujours eu le soin de les vérifier par nous-mème très-scrupuleusement. Si l’on rassemble les passages rudimentaires de nos livres classiques, quelques pages écrites en France par Philips et Bonnet de Lyon, les observations en petit nombre éparses dans les différents recueils périodiques, une discussion de la Société de chirurgie à laquelle ont pris part MM. Larrey, Gosselin, Lenoir, Boinet, etc., enfin les deux ou trois mémoires que nous allons signaler, on voit que la somme de connaissances actuelles sur le Nystagmus est singulièrement limitée. Le bilan de la question n’est pas long à établir. Avant le livre de M. Boehm, de Berlin (1), le nystagmus était complètement inconnu. Cependant, dès 1855, le Dr Schauenburg (2) en avait fait un trouble de l’innervation. C’était pour lui une hyperkinénie des nerfs moteurs du globe oculaire se traduisant par des convul- sions cloniques des muscles auxquels ils se rendent : les mus- cles droits internes et externes déterminaient primitivement des mouvements, lesquels en faisaient naître d’autres par suite de la contraction consécutive du muscle grand-oblique. Mais il n’appuyait son opinion sur aucune preuve, et il ne fit pas faire un pas à la question. Elle n’a commencé à être étudiée sérieusement que lorsque a paru le travail du professeur Boehm. Cet auteur, en 1859, assimile le nystagmus au strabisme. Il en attribue la cause au trouble fonctionnel d’un seul muscle oculaire, de l’interne surtout, dans l’œil qui a la plus grande puissance visuelle. Ce n’est pas une crampe, dit-il, qui produit les mouvements désordonnés de l’œil. Un des muscles est ri- gide et inextensible. Lorsqu’il devrait céder à la contraction de (!) Der Nystagmus unti dessen lleilung. Berlin, 1857. (2) Svstemaîischo Uebersicht der Nervenkrankheiten des Auges. Von Dr Schauenburg. (Deutsche Klin. 20, 1855.)](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22349182_0010.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)