La prétendue orchi-épididymite par effort devant la loi sur les accidents du travail : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 8 juillet 1904 / par H. Crès.
- Crès, H., 1879-
- Date:
- 1904
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Credit: La prétendue orchi-épididymite par effort devant la loi sur les accidents du travail : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 8 juillet 1904 / par H. Crès. Source: Wellcome Collection.
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![iS'une lubercnlose lalenle de l’épididyme. L’année sui- vante, il revint à la charge en inspirant la thèse d’un de ses élèves, Delôme, qui nia catégoriquement l’orchite= par elToi’t. Mais, cinq ans plus tard, dans sa continuation du Traité de Pathologie externe de Follin, Duplay revient sur son aftirmation et sur celle encore plus radicale de ÜelAine et dit « (iLi’il ne faudrait pas formuler de conclusion trop absolue; on possède, ajoute-t-il, un petit nombre de faits bien observés dans lesquels une orchite paraît avoir réel- lement succédé à un violent effort ». Depuis lors, Schwartz, Monod etTerrillon, Macaigne et Vanvertsont admis l’existence de l’orchite par effort et la rangent dans la classe des orchites traumatiques.Terrillon, puisCastex, en rapportent chacun un cas intéressant dans les Annales des maladies des organes génito-urinaires, le] premier en 1885, le second en 1891. Dans son article, Ter- rillon précise même la théorie pathogénique de Tillaux.l Selon Terrillon, le testicule entraîné par le crémaster ne] vient pas s’écraser contre le pubis, comme le prétend Til-j laux, mais plutôt s’étrangler dans le pédicule des bour ses ; étroitement serrée, la glande génitale s’enflamme et reste fixée à la racine des bourses où elle s’atrophie. (luelliot, de Heinis, en 1889, admet l’existence de l’or-| chite par effort ; mais, pour lui, elle est exceptionnelle. La contraction violente du crémaster qui la produit, peut aussi, d’après Guelliot, amener la rupture d’une veine variqueuse du cordon ou de l’épididyme et rhématocèlej qui en résulte simule à s’y méprendre une orchi-épididy- mite. C’est ce que Guelliot appelle avec juste raison le coup de f'oiiel du cordon, qu’il compare au coup de fouet' dû à la rupture des veines du mollet d’après Verneuil. Il est probable, dit M. Guelliot, que certains cas dia-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22406013_0016.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)