Traité des maladies de l'oreille / Tr. de l'allemand, avec des notes et des additions nombreuses, par P. Menière.
- Wilhelm Kramer
- Date:
- 1848
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Credit: Traité des maladies de l'oreille / Tr. de l'allemand, avec des notes et des additions nombreuses, par P. Menière. Source: Wellcome Collection.
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![diamètre, et peut, par conséquent, pénétrer dans les conduits auditifs qui sont notablement rétrécis. Ses deux cuillers sont attachées par leur base à deux branches qui forment avec le cône un angle droit. Ces branches, réunies comme des ciseaux par un écrou , sont mainte- nues rapprochées au moyen d'un ressort, et il suffit de presser les extrémités des branches pour produire I écar- tesnent des cuillers. On agit ainsi pour dilater l'orifice du méat et permettre à la lumière directe d'arriver facile- ment jusqu'à la membrane du tympan. Le spéculum à deux valves est très préférable à ceux qui sont formés dune seule pièce (i). La face interne des valves doit être peinte en brun (2) ou dépolie afin d'éviter que la lumière s'y réfléchisse, ce qui nuit à l'examen. Pour se servir du spéculum, il faut que le malade soit assis auprès d'une fenêtre, et que l'oreille à examiner soit placée de façon à recevoir une vive lumière. On saisit le pavillon avec la main gauche, et on l'entraîne autant que possible en haut et en arrière. Quelquefois on recom- mande au malade d'ouvrir la bouche, parce que l'abais- sement de la mâchoire dilate l'orifice du conduit auditif. Cela étant ainsi, on introduit dans le méat le sommet du ralement en usage aujourd'hui aies deux valves coniques ; celles-ci sont en outre légèrement aplaties, et leur sommet forme une ouverture ova- laire. Les branches de l'instrument ont subi une courbure dans la par- tie la plus rapprochée des valves, et cela en rend l'application beaucoup plus facile. P. M. (i) Le docteur Deleau parait avoir adopté un petit cône métallique d'une seule pièce, sans branches, et qui, par conséquent, ne peut avoir d'autre usage que celui de redresser la courbure des parois du méat et de permettre à la lumière d'entrer jusqu'au tympan. P. M. (2) L'expérience m'a démontré que quand la lumière du soleil tombe sur la face interne des valves du spéculum , elle est réfléchie et portée au fond du méat de façon à rendre l'examen du tympan beaucoup plus facile. Cela est surtout utile quand, par hasard, on est obligé d'explorer une oreille le soir, la nuit, et lorsque l'on a pour toute ressource une ] imière artificielle. Le spéculum sert alors de réflecteur, et j'ai eu plu- sieurs fois l'occasion d'en tirer un bon parti. P. M.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21017116_0108.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


