Traité des aliments, où l'on trouve par ordre, et separément la difference et le choix qu'on doit faire de chacun d'eux en particulier; les bons et les mauvais effets qu'ils peuvent produire; les principes en quoy ils abondent; le temps, l'âge et le temperament où ils conviennent. Avec des remarques à la suite de chaque chapitre, où l'on explique leur nature & leurs usages, suivant les principes chymiques, & méchaniques ... / [Louis Lémery].
- Louis Lémery
- Date:
- 1702
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité des aliments, où l'on trouve par ordre, et separément la difference et le choix qu'on doit faire de chacun d'eux en particulier; les bons et les mauvais effets qu'ils peuvent produire; les principes en quoy ils abondent; le temps, l'âge et le temperament où ils conviennent. Avec des remarques à la suite de chaque chapitre, où l'on explique leur nature & leurs usages, suivant les principes chymiques, & méchaniques ... / [Louis Lémery]. Source: Wellcome Collection.
581/608 page 521
![Du Café. s2; & alkalins. Enfin il abat les vapeurs du Vin en fe L'antlic fe précipitant par bas avec elles. En effer,commeces vapeurs font acides, & que le Caffé, comme nous avons remarqué, de vient alkali , par une efpece de calcination qu'il a foufferte , on conçoit aifément qu’il eft propre à agir fur ces vapeurs, & à les preci- piter. L'excés du Café eft du moins auffi pernicieux que fon ufage moderé eft falutaire à beaucoup caufe en cette occafon, font d'empêcher de dormir ; de maîgrir, d’abatre les ardeurs de Venus , & d’épuifer les forces : la raifon en eft que pour lors il rarcfie & attenue par trop les humeurs ,& qu’il y excite des fermenta- tions extraordinaires , qui dans la fuite pri- vent les parties fluides & folides, des efprits qui Jeur étoient neceflaires pour bien faire leurs fonnes, aprés avoir fait un ufage trop fre- quent du Cafe, deviennent impuiffants, & mé- me paralytiques, comme Willis & d’autres Medecins l'ont obfervé. On s’étoit avifé en France de faire une boif- fon un peu reflemblante à celle du Cafe, avec le Seigle rôri , puis pulverifé. On pourroit encore fe fervir pour cela des Féves, de l'Orge, ]a même maniere. Mais augune de toutes ces Boiffort faite a vec le” Seigle ; gle 10tis celle du Café. : eZ](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b33022598_0581.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


