De l'hystérectomie appliquée aux tumeurs fibreuses et fibro-kystiques de l'utérus ... / par M. Schwartz.
- Schwartz, M.
- Date:
- [between 1880 and 1889?]
Licence: Public Domain Mark
Credit: De l'hystérectomie appliquée aux tumeurs fibreuses et fibro-kystiques de l'utérus ... / par M. Schwartz. Source: Wellcome Collection.
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![successifs par le traitement extra-péritonial à l’aide du serre-nœud de Kœ- berlé; 4 opérées chez lesquelles il avait réduit le pédicule sont toutes mortes. Spencer Wells, partisan de la méthode extra-péritonéale avant 1878, s’est rattaché depuis cette époque à la nouvelle manière de faire, enhardi par les bons résultats de la réduction dans les cas d’ovariotomie et par les succès obtenus dans la chirurgie abdominale à l’aide de la méthode antiseptique. Nous exposeronsjplus loin sa manière de faire. Cette évolution n’est pas la seule que nous ayons à signaler, en passant maintenant en revue les faits do réduction du pédicule utérin. Les expériences d’Halvachs, puis de Rosenberger ont montré l’in¬ nocuité pour le péritoine de parties vivantes ou mortifiées, mais antisep¬ tiques. Les cas de réduction de pédicules des^kystes de l’ovaire suivis de succès montraient que la pratique confirmait l’expérimentation ; il était naturel de voir les chirurgiens essayer, pour l’hystérectomie et la myo¬ mectomie, ce qui leur réussissait si]bfen pour l’ovariotomie. C’est surtout en Allemagne que se sont manifestées ces tendances. Il est certain néanmoins que plus d’une fois déjà le pédicule avait été réduit, soit par nécessité, par suite de sa brièveté, soit par suite d’indica¬ tions résultant par exemple de sa gracilité et du peu de surface de sa sec¬ tion. Nous trouvons, parmi les premières observations de Spencer Wells, un certain nombre de cas où l’on abandonna la ligature dans le ventre (7 jusqu’en 187 8). Mais, sur les 7 cas, il y avait eu 5 morts et seulement 2 guérisons, dont une encore confirmée en 1881. Des 5 morts, 4 avaient été produites par la péritonite, 1 par l’hémor¬ rhagie. Cela était, comme on le voit, peu encourageant. Avant 1878, la méthode extra-péritonéale avait donné à Spencer Wells, sur 16 cas, 10 morts et 6 guérisons, résultat qui, bien que médiocre, était cependant supérieur au précédent. Si nous avons cité Spencer Wells, c’est parce que ce chirurgien jouit à uste titre d’une réputation inattaquable au point de vue de l’habileté ]opératoire et du sens clinique. Voyons cependant dans quelle phase entrait la question sous l’influence des nouveaux efforts qui étaient tentés. Il s’agissait de prévenir les deux accidents les plus formidables dans les cas de réduction du pédicule, les hémorrhagies par sa surface et Tintée - tion septique partie du moignon ligaturé. C’est contre ces deux facteurs presque toujours mortels, qu’ont cherché à lutter les partisans de la réduc¬ tion et du traitement intra-péritonéal. La première condition est l’antisepsie la plus complète possible, l’ab¬ sence d’inflammation et de suppuration de la surface du moignon; la seconde, une hémostase parfaite. Voyons comment elles ont été remplies. Nous indiquerons quelles sont les principales manières de faire.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30584528_0009.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


