Commercial. No. 22 (1884). Further reports respecting the cholera epidemic in Egypt and the proceedings of the German Scientific Committee.
- Date:
- 1884
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Credit: Commercial. No. 22 (1884). Further reports respecting the cholera epidemic in Egypt and the proceedings of the German Scientific Committee. Source: Wellcome Collection.
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![en-chef de la province, absorbe particulierement par les devoirs de sa charge, la ville ne possedait que le Dr. Noshi Effendi, celui-ci bien connu pour sa repugnance a approcher des malades et nieme a entrer dans leur chambre, et le Dr. Ibrahim Effendi Fakhri, envoye expressement a Foccasion de l’epidemie, lequel avait simule une maladie pour se soustraire aux devoirs de sa charge. En fait de medecins particuliers le Dr. Kaproulas e'tait le seul qui se trouvait en ville pour preter ses soins aux malades. A l’hopital il y avait trbs peu de medicaments et pas meme de bouteilles pour les distribuer et s‘en servir. Le manque de medecins et de medicaments a ete signale le 28 Juin a son Altesse le Khedive dans une depeche qui lui a ete envoyee par son Excellence le Moudir. Le lendemain est arrive le Dr. Sedky Bey, envoye comme Inspecteur Sanitaire et assiste de quelques medecins indigenes. Mais l’exemple des Drs. Noshi et Fakhri avait jete dans l’esprit de la population, notamment parmi les colonies etrangbres, une certaine mefiance contre les medecins indigenes et partout en ville on souhaitait l’entree de medecins Europeens. La suspension des approvisionnements ieta Mansourah dans la consternation. Le prix des denrees alimentaires s’eleva considerablement. Cet ensemble de circonstances joint a la frayeur produite par les progres rapides de l’epidemie et Tissue fatale dans la plupart des cas a excite chez la population une emotion bien legitime. II fallait absolument interesser l’opinion pnblique au triste sort de notre pauvre ville et le premier a entrer en campagne fut Mr. Alfred Dale, lequel des le 3 Juillet a commence a lancer une serie de depeches d’abord a son autorite Consulaire, ensuite a plusieurs negociants d’Alexandrie. Divers membres des differentes colonies etrangeres en firent autant et bientdt la situation deplorable de Mansourah ne fut plus un mystbre pour le Chef de I’Etat. Le 10 Juillet les negociants d’Alexandrie repondant promptement a ces appels de secours, formbrent un Comite sur l’initiative de MM. Carver, Bell, et Goussio. Les membres du Comite se rendirent aupres de Son Altesse le Khedive et aprbs lui avoir signale l’etat de notre ville, obtinrent l’assurance formelle que les habitants de Mansourah seraient soulages immediatement. Au retour de cette visite, Mr. Carver en informa Mr. Dale, au nom du Comifd et l’invita a reunir les colonies etrangeres dans le but de former a Mansourah un Sous- Comite. Le 11. Juillet, Mr. Dale provoqua cette reunion, et ce jour meme notre Comite a ete constitue et il a commence son oeuvre. Notre attention s’est d’abord portee sur les principals questions d’hygiene gendrale qui interessent Mansourah. L’etat des cimetieres, veritables foyers d’infection ; la maniere de proceder au transport des cadavres et a leur inhumation ; Fetat de malproprete des quartiers et des maisons; la dispersion dans la ville des eaux ayant servi au lavage des cadavres; le.detournernent et la vente clandestine du linge et des effets des persormes mortes de la maladie epidemique ; la grande agglomeration des bestiaux introduits dans la ville a mesure que Fepizootie se propageait a l’exterieur; les bains et les lieux d’aisance des mosquees, construiis contraire- ment a tout principe d’hygiene; la corruption des eaux du Nil, lavoirs et abreuvoirs publics en meme temps ; les rives du fleuve extraordinairernent chargees de matieres fecales; les mares d’eau stagnante situees a proximite de quartiers populeux ; voila en peu de mots les principales questions qui ont forme l’objet des travaux de notre ComitA Dbs le debut de son fonctionnement, le Comite a eu occasion de constater le zele intelligent et devoud de son Excellence Mobamed Zeki Pacha, le Moudir, et de son Excellence Mohamed Bey Sedky, l’lnspecteur Sanitaire. La conduite de ces dignes fonctionnaires est au-dessus de tout eloge; mais mal- heureusement ils avaient a lutter contre toutes sortes de dilhcultes; d’abord les lenteurs provenant de la routine administrative et de l’apathie d’une grande, sinon de la plus grande partie des employes subalternes; ensuite les obstacles crees a tout instant par l’opposition systematique et opiniatre de la population indigene excitee par les Notables a combattreles mesures sanitaires. C’est ici que Faction de notre Comite appuye par celui d’Alexandrie a produit un effet salutaire. Un seul fait suffirait a legitimer Fexistence du Comite et h rendre meritoire aux yeux du public son action. Ce fait est celui-ci: depuis cinq ans les Administrations Gouverne- mentales discutaient la question des cimetieres, tous mal places et bondes de cadavres. Mais Faction du Gouvernement et le bon vouloir de quelques-uns parmi ses fonction- [274] C 2](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24914708_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)