Commercial. No. 22 (1884). Further reports respecting the cholera epidemic in Egypt and the proceedings of the German Scientific Committee.
- Date:
- 1884
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Credit: Commercial. No. 22 (1884). Further reports respecting the cholera epidemic in Egypt and the proceedings of the German Scientific Committee. Source: Wellcome Collection.
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![Commerce, qui a fixe un credit de 400/. pour 1’execution de ce travail, qui avait ddj& commence six jours avant la formation de la Commission. Cet inconvenient pouvaitctre un grand danger a la salubrite publique, surtout dansune vide comme Alexandrie, qui est encore contarninee, puisque le temps qui s’est ecoule depuis le cas constate' le 7 Octobre a l’Hopital Prussien, jusqu’aux quatre cas constate a Chatbi, le 17 du mememcis, n’etait point sufiisant pour que l’on puisse affirmer d’une maniere absolue que le cholera avait completement disparu de la ville. Tout ce qu’on peut avancer c’est que le germe cholerique et par suite la maladie elle-meme existait toujours a l’etat latent. 5. Les urinoires nouvellement installes, quoique en grand nombre en ville, ne sont pas construits de maniere k faciliter l’ecoulement des urines, soit par suite du bouchage de leurs conduits, soit qu’il ne communiquent pastous avec l’egout de lavoie publique. Tous manquent d’eau pour leur nettoyage, et il faudrait remedier irnmediatement aux incon- venients qui en resultent en designant un personnel special prepose exclusivement a leur nettoyage et leur disinfection journaliers, sauf a proceder ulterieument au creusement de conduits pour l’ecouiement des eaux et des urines. Son Excellence le Gouverneur d’abord, et l’Administration de la Voirie ensuite, ont affecte a ce service un personnel special. 6. A Chatbi se trouvent des tanneries sur le bord du canal, et parmi les habitations renfermant des bassins d’un liquide exhalant des odeurs putrides, et des peaux fraiches, dont l’odeur se repand a une grande distance. Ces peaux sont lavees dans le canal meme. 11 est de toute necessite de faire deplacer ces tanneries, faire desinfecter leur emplacement, et les installer loin des habitations. 7. Les Bazars ont ete trouves dans des conditions assez satisfaisantes, neanmoins les conduits d’eau auraient besoin d’etre nettoyes et desinfecte's, et faire en sorte que l’e'coule- ment des liquides sales se fasse sans obstacles. 8. Les cabanes de Ras-et-Teen, appartenant h 1’Administration des Wakfs, doivent itre l’objet d’une surveillance toute speciale et active de la part des autorites sanitaires et administratives, vu l’agglomeration des habitants en ces lieux. Am’es notre inspection il a ete donne des ordres precis pour le badigeonnage a la chaux interieurement et extdrieure- ment, et aujourd’hui nous avons constate avec satisfaction que cette operation a commencde et sera continuee. On a recommande aux habitants de tenir leurs cabanes dans un dtat de proprete constante ; car si, par hasard, 1’epidemie venait k faire son apparition dans ces parages, elleaurait certainement beaucoup de violence, et sevirait fortement parmi ces mal- heureux. De plus, son Excellence le Gouverneur a donne des ordres a 1’Ad ministration des Wakfs pour proceder a la destruction et a la demolition des cabanes en ruiue, ou dont les conditions hygie'niques seraient mauvaises. 9. Les memes mesuressont etendues aux autres cabanes et buttes de la ville, qui sont pour la plupart dans les memes conditions que celles de Ras-et-Teen. Il est aussi de toute urgence de faire installer un grand nombre de latrines en maijonnerie pour que les habitants ne puissent pas faire leurs besoins en plein air. 10. Les ecuries publiques doivent etre surveillees rigoureusement. On doit obliger les proprietaires a les maintenir constamment propres, et erlever le fumier au fur et cl mesure pour en prevenir la fermentation ; on doit de plus les faire desinfecter et blanchir it la chaux. 11. Les sardines fraiches, dont on fait une grande consommation, doivent etre inter- dites provisoirement, puisqu’il serait impossible d’en interdire la vente d’une maniere permanente. Le marchd aux poissons doit etre constamment surveille pour en assurer la propretd constante et la bonne qualite des poissons, qui s’y vendent tous les jours en tr&s grande quantite; les poissons qui seraient trouve's gfttes, ou de mauvaise qualite, devront etre irnmediatement detruits. Conclusion. Nous croyons devoir conclure d’apres ce qui precede, d’apr&s nos appreciations per- sonnelles, et des faits qui sont parvenus a notre connaissance, que le germe cholerique k Alexandrie n’avait jamais cesse d’exister depuis le 7 Octobre, 1883, et qu’il etait seulement k l’etat latent pendant tout ce temps; que lorsque, par des causes quelconques, il a trouve un milieu tavorable a la propagation et a sa multiplication, la maladie a eclate a Chatbi, qui etait reste quasi-indemne jusqu’au 17 Octobre, puisqu’ou n’y avait constate qu’un seul cas longtemps avant cette date. Tarmi les causes qui ont favorise le developpement du germe cholerique deja existant depuis le commencement de 1’epidemie dans la ville d’Alexandrie, cette annee courante, nous citerons les nombreuses tanneries de Chatbi qui laissent ddgager pendant les premieres [274] D 2](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24914708_0021.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)