Copy 1, Volume 1
Traité des maladies des voies urinaires / [François Chopart].
- François Chopart
- Date:
- 1821
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité des maladies des voies urinaires / [François Chopart]. Source: Wellcome Collection.
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![îles sciences, l'histoire d’une fille de douze ans qui avait presque toujours rendu ses urines par le nombril, et dont le col de la vessie se trouvait bouché par une chair fon- gueuse. Mais voici une observation de Cabrol qui est plus intéressante, et que nous rapporterons sans changer les ex- pressions de l’auteur. (< En 1 année i jjo , estant a la suite de monseigneur de Montmorancy , dans la ville de Beaucaire, sur les qua- tre heures du soir , lut laict un salue d’arquebuzades pour la gai de de ia ville, au-deuant de la porte de madatnoy selle de V a 11c, oupoui loi si estoy assis avec plusieurs danioy selles, ceste scopetrie apporta vu dommage particulier , car le papier de l’une de ces arquebuzades donnant sur le saille , îesaiilit sur le visage et sur les mains de trois ou quatre, dont ]C lus appelé pour penser la plus blessée ; en la pensant je senty une puanteur d’vrine si forte que je fus presque contraint de la quitter sans acheuer de la penser, ne sçaehant toutefois bonnement iuger d’où procédoit ceste féteur , ou de la blessée ou d’un autre qui tenait la chan- delle , mais bien-tost après je fus esclaircy de ce doute par madamoyselle de Varie, qui m’asseura que c’estoit celle qui m esciairoit qui jjuoit ainsi, et que son pere donneroit volontiers la moytié de son bien, et qu’elle fust bien guerie. Je la priay de me la faire voir, et m’offris d’apporter tout le remede que je pourrois à son mal ; sur ceste asseurance elle me fut présentée le lendemain matin, et trouvay son ombilic alougé de quatre doigts et sembla- ble à la creste d’un coq d’irtde, et qu’elle pissoit ordinai- rement par l’ouraque. Enfin ayant recogneu son mal , mon appareil estant prest, sur le point que je voulois commencer l’opération , je me representay tout à coup le danger qui en pouvoit advenir, et que la mort seroit iné- vitable en fermant le trou d’henhaut, si on ne donnoit issue à l’urine par le conduit d’embas ; mais la pitié fut à l’exhibition des pièces , car la patiente qui pouvoit estre aagée de dixhuict à vingt ans, n’y vouloit aucunement entendre ; enfin vaincue des prières du pere et de la mere , consentit d’en faire la montre ; je trouvai l’orifice de la vescie fermé d’une membrane, espessc d’un teston ou plus, le reste bien formé, qui fut cause que je m’attaquay pre- mièrement à ceste partie . inférieure, et ayant faict l’ou-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28745620_0001_0350.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)