Copy 1, Volume 1
Traité des maladies des voies urinaires / [François Chopart].
- François Chopart
- Date:
- 1821
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité des maladies des voies urinaires / [François Chopart]. Source: Wellcome Collection.
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![( 4>6 ) différentes épreuves, à des mélanges avec Peau, soit froide , soit chaude, à l’ébullition, à des réactifs, et les résultats ont été les mêmes que ceux qui sont exposésà l’article des vices de l’urine, au commencement de cet ouvrage. C’est un mélange de gélatine et d’albumine plus ou moins aqueux, qui paraît contenir plus d’ammoniaque que le mucus qui sort du nez ou de la trachée artère dans les catarrhes des voies nasales ou des bronches, et que celui qui coule des lacunes de l’urètre dans les gonorrhées. Sa couleur grisâtre ou blanchâtre, sa viscosité, sa qualité glutineusc, son écoulement par l’urètre, ont quelquefois induit en erreur des malades qui ont ré- gardé cette matière muqueuse comme du sperme mêlé dans leur urine. Le fait suivant m’a porté à faire l’examen com- paratif de la nature de ces deux humeurs. Un homme âgé d’environ cinquante ans, mélancolique, dontles urines déposaient une humeur blanchâtre, visqueuse, tenace au fond du vase, et qui tombait en masse ou en filant, comme du mucilage, me consulta sur cette incommodité. Il avait eu de fréquentes liaisons avec les femmes sans avoir été atteint d’aucune maladie vénérienne 5 seulement il avait été sujet à des boutons dartreux au scrotum, à la partie su- périeure et interne des cuisses, avec des cuissons si fortes, qu’en se grattant il s’était souvent excorié la peau. Des bains, des boissons adoucissantes et quelques purgatifs avaient câliné ces accidens. Mais la récidive des dartres aux parties géni- tales le porta à se frotter avec une pommade dessicative qui fit disparaître les boutons et les cuissons. Six mois après, il eut de la difficulté à uriner, des douleurs à la vessie : il ren- dit des urines troubles, rougeâtres, et qui déposèrent une matière épaisse et glaireuse. On calma les symptômes inflam- matoires par les remèdes généraux. L’éjection des urines 11c fut plus douloureuse , mais leur sédiment resta presque tou- jours le même. Dans les temps humides, la quantité était plus grande que dans les temps secs; elle augmentait aussi quand ce malade n’observait point de régime , quand il prenait des alimens âcres, etc. J’examinai ses urines ; elles étaient rougeâtres, alcalines; leur sédiment était abondant, et me } l’urine ] rompu, naître i’ \arnt d’une nature muqueuse, tomme le cours ne ,codant son éjection était quelquefois gêné et inter- j’engageai ce malade à se laisser sonder pour cou- état de la vessie, et savoir si elle ne contenait point](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28745620_0001_0428.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)