Copy 1, Volume 1
Traité des maladies des voies urinaires / [François Chopart].
- François Chopart
- Date:
- 1821
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité des maladies des voies urinaires / [François Chopart]. Source: Wellcome Collection.
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![ventre, une tumeur oblongue qui s’étendait vers ]e pubis et qui était douloureuse et tendue. Le malade se plaignait aussi d’une pesanteur au périnée ; au moyen du doigt intro- duit dans l anus, on y sentait un corps dur. De tous les re- mèdes qu’on lui administra, il n’éprouva de soulagement que des lavemens opiacés, dont on augmenta par degrés la force narcotique. Enfin les digestions devinrent mauvaises ; la fièvre hectique, le marasme et la diarrhée précédèrent sa mort. 11 avait ordonne qu’on ouvrît son corps , pour qu’on pût reconnaître la cause de ses maux. M. Sandifort trouva cette cause dans les voies urinaires. Le rein droit était mollasse à sa partie antérieure et à son bord convexe, et très-dure du côté de la colonne vertébrale. Il adhérait fortement au diaphragme, au loie et au duodé- num. En l’ouvrant, il sortit beaucoup de pus qui remplis- sait les calices de la substance mamelonnée , lesquels étaient d’une dureté cartilagineuse , surtout du côté du bassinet. L’uretère de ce rein était très-dur , presque cartilagineux et très-adhérent aux parties voisines. Le rein et l’uretère du côté gauche étaient sains. La vessie formait un corps extrê- mement dur; ses parois avaient plus d’un demi-pouce d’é- paisseur ; sa capacité était si petite , qu’elle aurait à peine renfermé une noix commune ; elle contenait une matière semblable à celle du rein. Sa face interne était corrodée. 11 y avait près du col de la vessie une ouverture qui pénétrait dans le tissu le plus dense de ce viscère , ou dans l’épais- seur du trigone , et qui conduisait dans une petite cavité ou dans un cul de sac vers l’endroit où la vessie est couchée sur le rectum. On a attribué cette fausse route à l’impulsion d’une sonde ou d’une bougie dure. La prostate était gonflée , dure, dégénérée, et comprimait tellement le col de la vessie qu’elle en rétrécissait considérablement le conduit. L’urètre était sain. Exercitat. cicad., lib. i, cap. 11, p. io3. L ulcère des reins se guérit très-difficilement; il est même incurable lorsqu’il provient de calculs, ou de graviers fixés dans ces viscères. On ne peut espérer leur guérison que quand ils sont récens et ne font pas de progrès, ce que l’on peut présumer d’après la diminution des symptômes et des accidens. Les ulcérations de la vessie produites par une pierre se guérissent moins difficilement, parce qu’il est pos- sible d’enlever le corps étranger ? et d’y porter des remèdes](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28745620_0001_0474.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)