Copy 1, Volume 1
Traité des maladies des voies urinaires / [François Chopart].
- François Chopart
- Date:
- 1821
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Credit: Traité des maladies des voies urinaires / [François Chopart]. Source: Wellcome Collection.
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![quantité d’eau ou dephlegme, qui n’est ni acide ni alcalin, mais qui se pourrit promptement. Comme ce phlegme ne contient rien de particulier, cm évapore ordinairement l’urine à feu nu. L’urine la plus fraîche exhale, quand on la fait évaporer à une chaleur un peu forte, une odeur d’ammoniaque qui ])araît être due à la décomposition du phosphate d’ammoniaque dont les principes ne tiennent qu’avec une attraction très-faible. L’eau, qui fait plus des sept huitièmes de cette humeur, se dis- sipe. L’urine devient plus acide, et il faut plus d’ammoniaque pour la saturer ou pour lui enlever l’excès d’acide phospho- rique, qu’avant d’avoir été exposée à la chaleur. Mais, outre l’ammoniaque qui se sépare de l’urine par la chaleur, une petite portion d’acide phosphorique se dégage aus.si ; car on n’obtient pas mie aussi grande quantité de précipité par l’eau de chaux, d’une livre d’urine aux trois quarts évaporée, que de celle qui ne l’a pas encore été ( i ). Plus l’urine s’évapore , plus elle prend une couleur brune : il s’en sépare une ma- tière pulvérulente , qui est un mélange de phosphate calcaire (1) M. Fourcroy a vérifié ce fait (l’une autre manière. En distillant l'urine dans des vases fermés, il a constamment obtenu dans le récipient une petite quantité de phosphates d’ammoniaque avec excès d’alcali : ta présence de cet ammoniaque a été jugée, el par l’odeur, et par les papiers de violette qui ont verdi; et l’acide phosphorique a été prouvé par l'eau de chaux qui a formé du phosphate calcaire dans le produit. Lorsqu'on abandonne pendant plusieurs jours au contact de l’air une certaine quantité d’urine évaporée, environ jusqu’à la moitié de son volume; au bout de ce temps , elle offre à sa surface une pellicule verte, bleuâtre, qui est indissoluble dans l’eau, mais qui la rend laiteuse lorsqu’on l’y agite pendant quelque temps. Celte urine, qui étoit fortement acide immédiatement après son évaporation, devient ammoniacale, répand une mauvaise odeur el dépose une assez grande quantité de matière jaunâtre. Ces faits prouvent que, pour connaître la quantité d’ammoniaque et d’acide phosphorique que contient l’urine, il ne faut pas la faire éva- porer dans des vaisseaux ouverts, puisqu’il se dégage toujours une por- tion de 1 une ou de L’autre de ces matières. La meilleure méthode est de verser dans l’urine fraîche de l’eau de chaux pour connaître l’a- cide phosphorique, et de l’acide muriatique pour juger de l’ammo- niaque. Par la quantité de phosphate de chaux , on détermine celle de](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28745620_0001_0049.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)