Copy 1, Volume 1
Traité des maladies des voies urinaires / [François Chopart].
- François Chopart
- Date:
- 1821
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité des maladies des voies urinaires / [François Chopart]. Source: Wellcome Collection.
495/518 (page 483)
![nues heures l’urine dans la vessie ; mais dès qu’elle se levait, ce liquide s’évacuait en totalité par le vagin..T’introduisis une sonde par l’urètre dans la vessie , et une autre par le vagin dans l’ouverture de la cloison qui en bornait la protondeur : ces deux instrumens se touchant facilement indiquaient une ouverture assez large à la portion de la vessie qui couvre la paroi antérieure du vagin veis le col de la inatiici. Quoique cette ouverture parût grande et éloignée du col de la vessie , je tentai l’usage (le la sonde par 1 uictie ; ] en uns une > < gomme élastique , d’un très-gros calibre , et suffisamment longue pour que son extrémité interne dépassât le trou fistu- leuï de la vessie. Celte femme la porta constamment pen- dant six semaines , se tenant coucliee principalement < u coté droit, à cause de l’ouverture de la cloison vaginale si- tuée du côté gauche. L’urine alors s écoulait en très—gianut partie par la sonde; il en passait peu par le vagin. Les rè- gles,qui n’avaient point paru depuis 1 accouchement, sut vin- rent : j’observai qu’elles s’écoulaient par le trou de la cloi- son du vagin , et qu’une partie du sang passait aussi dans la vessie par l’ouverture qui répondait à son bas-fond ; car la sonde introduite dans ce viscère par l’urètre donnait issue a de l’urine sanguinolente , et à de petits caillots de sang. Deux autres mois se passèrent sans qu’il se manifestât aucune amélioration. La femme se leva ; l’urine reprit son cours par le vagin ; il n’en sortit plus par l’urètre. L’ouverture de la cloison vaginale restait dans le même état. N’ayant plus d’espérance d’obtenir la guérison par le seul usage de la sonde , et n’éprouvant aucun avantage des mèches et des tentes pour dilater cette ouverture, je proposai à cette femme de laisser agrandir avec l’instrument tranchant le trou de la cloison vaginale , afin de découvrir la crevasse vésicale, et d’y tenter les effets d’une compression directe , pendant que la sonde, introduite par l’urètre, entretiendrait le cours libre de l’urine. Elle se soumit à cette opération. Je portai dans ce trou l’extrémité boutonnée d’un long bistouri con- cave surle tranchant; et après, l’avoir enfoncée un peu avant, et dirigée vers la partie postérieure du vagin, pour ne la point faire entrer dans l’ouverture vésicale, j’incisai cette cloison de gauche à droite , obliquement de haut en bas , dans l’étendue de cinq à six lignes. Cette ouverture fut assea grande pour y porter facilement le doigt. Je reconnus alors 3i.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28745620_0001_0495.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)