Copy 1, Volume 1
Traité des maladies des voies urinaires / [François Chopart].
- François Chopart
- Date:
- 1821
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Credit: Traité des maladies des voies urinaires / [François Chopart]. Source: Wellcome Collection.
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![<i acide phosphorique, que celles des sujets qui jouissent d'une bonne santé. L'acidité de leurs urines diminue encore vers le temps de l’attaque de la goutte, et augmente au contraire pendant 1 accès et vers sa fin ; alors elle se trouve à un degré à peu près semblable à celui qui se remarque dans les urines des sujets bien portans; puis elle reprend peu à peu son état habituel ( i ). V oici l’observation que M. Bertliolet a faite sur le duc d Orléans, qui était très-sujet à la goutte, et qui est mort à la fin de l’année i^85. 11 a observé que lorsque ce prince avait une attaque de douleur goutteuse, ses urines étaient bien moins acides, et rougissaient bien moins le papier bleu dans le commencement du paroxisme que vers la fin; et qu a mesure que la douleur s’apaisait, les urines repre- naient leur acidité, et devenaient même, après l’attaque, pdus acides que dans l’état de santé ordinaire du prince. Ce médecin parvint, au bout de plusieurs mois d’essais, si habitué a distinguer le degré d’acidité de l’urine du prince , qu’il pouvait prédire plusieurs jours d’avance l'accès de goutte, parla diminution progressive de cette acidité, et annoncer de meme la fin de l’accès par l’augmentation également porté sur les membranes, dans le cas où la transpiration est sup- primée, y agace les nerfs, et produit les douleurs qui naissent ordinairement de celle suppression, ainsi que les maux qui en sont la suite. Cette irritation continuelle fait naître l'inflammation , le transport des humeurs dans le lieu irrité, la rougeur, la chaleur, le mouvement fébrile même. Tous ces symptômes ne cessent que lorsque l’humeur acide, fondue , atténuée et absorbée, est rapportée à la peau ou évacuée par d’autres émonctoires. Quelques faits viennent à l’appui de cette théorie. Dans la milliaire , soit accidentelle , soit épide’mique, une odeur d’aigre bien manifeste annonce Fernption et l’accompagne. C’est peut-être à une odeur analogue , mais modifiée d’une autre ma- nière, que l’on a su reconnaître la présence de la petite vérole,.avant que l’éruption fût commencée. La présence de l’ac.de de la peau dans ]ts maladies des en (ans , dans celles des femmes accouchées et des nourrices, et quelquefois même dans celles des filles, ne peut être révoquée en doute. F.ntin, dans un grand nombre de sueurs cri- tiques à la lin des maladies, on reconnaît que ces sueurs sont plu3 ou moins acides. (1) Les concrétions goutteuses des articulations, etc., nommées- Tufs, Ibphus, sont formées en grande partie d’urate cle soude. F. P.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28745620_0001_0054.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)