Copy 1, Volume 1
Traité des maladies des voies urinaires / [François Chopart].
- François Chopart
- Date:
- 1821
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité des maladies des voies urinaires / [François Chopart]. Source: Wellcome Collection.
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![régime ancien. A près avoir long-temps joui d’une bonne santé, il commença à sentir des douleurs dans le système nerveux ; il eut de la torpeur, du vertige, des spasmes dans les membres; des soubrcsnults dans les tendons, et sentit comme des vents qui couraient çà et là en différentes parties du corps; l’urine devint plus abondante elle diabètes reparut; on lui conseilla les memes remèdes qui avaient réussi. En peu de jours la mala- die diminua. On lui lit boire trois fois par jour cinq à six onces d’eau de chaux. 11 rendit bientôt une moindre quantité d’u- rine qui devint d’une bonne nature , et il guérit parfaitement. Oper. tom. 2:,pag. 69. M. Wernera fait insérer dans le Journal de médecine de Londres, vol. XI,par. o, an 1790, la relation de la cure d’un diabètes dont un juif de vingt-deux ans étaitaffecté. Les symp- tômes de cette maladie étaient le pouls vif et petit, la peau sèche et ardente, la langue blanche et sèche, la pâleur du visage, l’amaigrissement, la constipation, la soif, la séche- resse de la bouche et de la gorge, Ja sensation d’une chaleur brûlante qui s’étendait de l’estomac à la gorge, la fréquence de P éjection de l’urine, dont la quantité était de dix pintes en 24 heures, et environ du double delà boisson ordinaire. Cette urine était d’une couleur blanchâtre, de la consistance du lait. Elle avait une odeur particulière qui, sans être désagréable ne ressemblait pointa celle de l’urine : elle était un peu salée au goût. Le malade n’éprouvait aucune difficulté d’uriner; il se plaignait seulement de beaucoup de douleur et de faiblesse de reins. Connue il était constipé, ]VT. Wcrner lui donna d’a- bord de la rhubarbe et de la crème de tartre, qui lui procu- rèrent trois ou quatre selles copieuses; il lui fit prendre des bains de jambes, l’engagea à se vêtir pendant le jour et à se couvrir durant la nuit, plus qu’il n’avait coutume de le faire : il lui conseilla aussi la poudre de Dower à la dose d’un scru- pule par jour,, et deux fois dans la journée quelques gouttes de teinture de cantharides. La boisson ordinaire était un mé- lange de lait et d’eau de chaux. Durant les dix premiers jours de ce traitement, il y eut peu de changement dans la maladie ; 1 urine était seulement plus tenue, plus claire et en moindre quantité. Sa peau restait toujours seche et chaude, on y re- marquait quelquefois un peu de moiteur pendant la nuit. Alors, il pritdes bains chauds tous les deux ou trois jours ; et deux fois par jour, puis trois fois, un scrupule de la poudra](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28745620_0001_0065.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)