Questions tirées au sort : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 7 décembre 1840 / par Claudy de Vaulx.
- Vaulx, Claudy de.
- Date:
- 1840
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Credit: Questions tirées au sort : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 7 décembre 1840 / par Claudy de Vaulx. Source: Wellcome Collection.
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![fil) les accidents. Du reste , on doit toujours être très circonspect dans le pronostic , attendu que des plaies , simples en apparence , ont eu très souvent les suites les plus fâcheuses ; que d’autres , au contraire , oflrant de prime-abord une gravité plus intense , sont terminées de la manière la plus favorable. Comme les enfants présentent beaucoup plus de souplesse dans les articulations , que les tissus sont plus mous , plus extensibles , et que par-là les constrictions et les étranglements des ])arties sont moins à craindre , les accidents inllammaloires sont plus légers que chez les adultes , qui offrent un système fibreux plus résistant qui comprime douloureusement les parties environnantes. D’un autre côté , il est aisé de concevoir que les personnes nerveuses et irritables , que celles chez qui existe un système sanguin bien développé , sont plus exposées que les autres aux dangers de l’inflammation ou aux accidents nerveux. Dans les plaies où le pus s’écoule facilement , et dans lesquelles le croupissement de ce même pus ne détériore pas les parties qui com- posent toute articulation , et ne donne conséquemment pas lieu à une absorption purulente , toujours à craindre dans cette circonstance , les dangers de la blessure sont bien moins graves. Les auteurs , tant anciens que modernes , ne sont pas d’accord sur les causes qui produisent tous les désordres qu’on observe dans les plaies articulaires. Le défaut de ces auteurs est de tout attribuer à une seule cause , tandis qu’il entre plusieurs éléments dans la production de ces phénomènes. Ces éléments sont : le pus , qui altère les cartilages et les os ; l’introduction de l’air j qui enflamme la membrane synoviale ; enbn , la résistance des tissus environnants qui, comme dans le panaris ^ produit une inflammation avec étranglement. Traitement. Dans le traitement général , il faut d’abord abattre l’in- flammation par des saignées générales et locales , par des cataplasmes émollients. On doit administrer des boissons rafraîchissantes , des anodins et même des opiacés , lorsque la douleur est excessive , si l’intensité de la fièvre n’en contr’indique pas l’emploi , et s’il n’y a pas tendance à la formation d’une congestion cérébrale. Des lavements et une diète sévère doivent être prescrits.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2236576x_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


