Histoire des Samanides / par Mirkhond; texte persan traduit et accompagné de notes critiques, historiques et géographiques par M. Defrémery.
- Mīr-Khvānd
- Date:
- [1845]
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Credit: Histoire des Samanides / par Mirkhond; texte persan traduit et accompagné de notes critiques, historiques et géographiques par M. Defrémery. Source: Wellcome Collection.
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![thir, II, fol. 258 V. Ibn-Khaldoun, fol. 198 Tarikhi-Guzideh, ms. i5 Gentil, fol. i84 r.). Il est probable que Merdavidj ne tarda pas à abandonner sa conquête, de gré ou de force; car nous voyons, dès l’année 821, Imad-Eddaulah, fils de Bouvaïh, enlever Ispahan à Abou-Becr Mozaffer, fils d’Iacout, lieutenant du khalife Cahir. (Abou’lféda, ihid. pag. 876; Ibn-Khaldoun, fol. 194 v. Hamza dTspahan, pag. 242.)Merdavidj envoya contre Imad-Eddaulah, son frère Vachméguir, à la tête d’une puissante armée. A cette nou¬ velle, le fils de Bouvaïh sortit d’Ispahan, après l’avoir pillée durant deux mois, et se retira à Ardjan. Vachméguir occupa Ispahan, sans coup férir ; mais Iç khalife Cahir écrivit à Merdavidj des lettres , par lesquelles il lui offrait Reï, Marcah Méraghah ?), Zendjan et Abher, en retour d’Ispahan (Elmakin, Historia sarace- nica, pag. 202). Merdavidj consentit à cet échange, et ordonna à son frère d’évacuer sa nouvelle conquête, qui fut occupée, au nom du khalife, par Mohammed [hen) lacout. Mais ce général l’aban¬ donna lors de la déposition de Cahir et de l’avénement de Radhi- billah (djoumadi premier, 822, [984]). Ispahan resta vingt jours sans gouverneur. Au hout de ce temps, Vachméguir, que son frère avait fait retourner sur ses pas, à la nouvelle de la déposition de Cahir, s’en empara de nouveau. Lorsque Merdavidj reçut l’avis de la conquête du Fars par Imad-Eddaulah, » il se rendit à Ispahan, pour aviser au parti qu’il avait à prendre, et renvoya son frère à Reï (Ibn-Khaldoun, f. 198 r.). Ce fut à Ispahan que Merdavidj périt, assassiné dans le hain par des Turcs de son armée. (Ahou’lféda, II, 890; Hamza d’Ispahan, loc. land. Ihn-Khal doun, loc, laud). La même année (828=985), au commencement du mois de rehi second, Imad-Eddaulah s’empara d’Ispahan et la donna à son frère Rocn-Eddaulah. (Abou’lféda, II, 894; Ibn-Khal- doun, fol. 197 r. TarikJii-Guzideh, loc. laud.) M. de Sacy, ignorant cette dernière circonstance, a conclu d’un passage très-concis d’A- bou’lféda [ibid. pag. 899), que la conquête d’Ispahan par Imad- Rddaulah n’avait été que passagère. « D’ailleurs, ajoute-t-il, si Imad- eddoula était devenu maître d’Ispahan en l’année 828, et qu’il eût ' conservé cette conquête, cette ville n’aurait pas fait partie des états de son frère Rocn-eddoula; elle serait passée, avec ses autres do¬ maines, à son neveu Adhad-eddoula [op. sup. laad. pag. i48, note). » Plus loin, l’illustre orientaliste s’exprime ainsi : «Depuis l’année 824 jusqu’à la mort de Rocn-eddoula, arrivée en l’année 866, les his¬ toriens ne nous apprennent pas quel fut le sort d’Ispahan [ihid.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29343860_0275.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)