Histoire des Samanides / par Mirkhond; texte persan traduit et accompagné de notes critiques, historiques et géographiques par M. Defrémery.
- Mīr-Khvānd
- Date:
- [1845]
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Credit: Histoire des Samanides / par Mirkhond; texte persan traduit et accompagné de notes critiques, historiques et géographiques par M. Defrémery. Source: Wellcome Collection.
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![Il était cependant bien facile de reconnaître, sous ce surnom, le fameux Mahmoud, fils de Sébuctéguin, qui, comme nous l’avons appris plus haut (pag. 180), reçut de Nouh le titre honorifique de Seïf-eddaulah. (168) Littéralement: «sur la touffe de crins». Le mot pert- chem, employé ici par Mirkhond, désigne ce genre d’ornement, formé de la queue du cothâs ou jac [bas grunniens de Pallas), qui pend en haut des drapeaux, et que l’on trouve déjà sur les mo¬ numents de Nakclii-Roustam. (Voyez M. Quatremère, Histoire des sultans mamlouks, tom. I, pag. 228, note). La queue du cothâs ser¬ vait également ou de fouet, ou de chasse-mouche. «Ce n’est point un éventail que l’on porte sur la tête du roi dans les bas-reliefs de Persépolis, mais bien un chasse-mouche, tel que ceux dont usaient encore, au temps de Bruyn, les grands de la Perse. Ils étaient faits, à cette époque, avec des queues d’une espèce de mammifère am¬ phibie, appelé dans l’Asie cheval marin. Ces queues étaient montées sur des manches ornés de pierres précieuses ; en un mot, les chasse- mouches étaient d’un très-grand prix.» Mongez, T'’ Mémoire sur les costumes des Perses, dans les Mémoires de l’Institut national, littéra¬ ture et beaux-arts, tom. IV, pag. gS. «Le tchâmara, dit M. A.Troyer, est la queue à longs poils d’un animal nommé tchamarya et yak (bos grunniens].Le tchâmara sert aux personnes d’un haut rang, et même il est considéré comme un emblème de royauté. » [Radja Tarangini, trad. française, tom. I, pag. 347-) (169) Au lieu du mot le manuscrit de Gœttingue porte , dans lequel il était bien facile de découvrir la véritable leçon. Néanmoins, M. Wilken a supposé qu’il fallait lire ^ et a traduit : «Quando calamitas ingruit, aufugiunt protectores (sicut proverbio arabico dicitur : Hoc tarnen mei moris non est] 1 » (170) A la place de Nialtèguin je préférerais lire Inaltèguin. Au lieu du nom de ville Ouzkend, que nous rencontrons quelques lignes plus bas, d’Herbelot a lu Dizghend. [Bibl. orient, art. Abd-al-Malek-ben-Nouh.] (171) Outre ces deux princes, Ibn-Khaldoun (fol. 162 r.) en mentionne un troisième, sous le nom d’Abou-Souleïman. (172) J’ai adopté, pour l’orthographe de ce nom propre, la leçon du manuscrit de l’Arsenal, qui est également donnée par la version persane d’Otbi. Le ms. 21 porte, ef ( plus loin) , et 21 bis](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29343860_0300.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)