Mémoire historique sur l'Hôpital Saint-Nicolas de Metz au moyen-âge / par Lorédan Larchey.
- Lorédan Larchey
- Date:
- 1854
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Credit: Mémoire historique sur l'Hôpital Saint-Nicolas de Metz au moyen-âge / par Lorédan Larchey. Source: Wellcome Collection.
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![Nicolas existait dès le commencement du douzième siècle'. Son emplacement. — Ce nom de Neubourg, porté en¬ core aujourd’hui par une rue de Metz, où se trouve l’hô¬ pital Saint-Nicolas, prouve qu’il a toujours conservé sa position actuelle, sauf les modifications apportées par le temps qui dut en restreindre de beaucoup les dépendances. De. ses bâtiments on avait vue sur de vastes emplacements qui, par un contraste singulier, étaient souvent le théâtre de cérémonies et de réjouissances publiques3. 5 Certains auteurs ont avancé que l’hôpital Saint-Nicolas existait avant l’an 1000, qu’on avait de fortes raisons d’en reporter la fondation au neuvième siècle; qu’au onzième siècle, cet établissement « mi partie reli¬ gieux , mi partie civil, avait pris une grande extension, » mais tout en croyant la chose possible, je ne peux, faute de preuves suffisantes, marcher dans une voie aussi hypothétique. 2 « L’empereur Charles ayant séjourné quelque temps à Metz, dit le » chroniqueur [Chron. édit. Huguen.] fist ordonner de faire au Champ- » aissaille [l’emplacement qu’occupe aujourd’hui le quartier de Coislin] » ung tabernacle à la partie vers l’hospital, planchéé à l’entour le hault » d’ung homme, ouvré et couvert de planches, si grant qu’il y pouvoit » bien chamoir deux cents hommes ; et en ce tabernacle le diemanche avant. » Noël plusieurs grans princes et seigneurs reprindrent leurs terres de luy. » En 1488, nouvelle fête décrite avec force naïvetés: « en icelle année, » les gens estoient asses joyèulx, nonobstant que les vins fussent chiers, » et qu’on vendist dix deniers la quarte. Touttesfois, on fist une belle feste » à Saint-Martin en Curtis : et fut faicte en la plaice de l’hospital au Neuf- » bourg. Et en fut seigneur Nicolle de Heu, et plusieurs de ses gens ; et » avoient fait clore la dicte plaice de mays tout verds, et planté en my la » plaice ung grant sappin tout revestu de verdeur, et ung homme salvaige » qui pissoit au plus presque haut du dit sappin, en une manière d’une » belle fontaine. Et y avoit des cordes tendues tout au travers de la plaice » en croix armoiées de verdeur ; et y avoit des verres pleins de vin et des » oublies pendantes aux dictes cordes très sumptueusement, dont seigneur » Jehan le Gournais, d’une single qu’il tira d’ung arcque turquois, rompist h un des dits verres. Et pluit si fort ledit iour qu’il faillut aller danser en » la salle dudit seigneur Nicolle de Heu.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30561711_0027.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)