Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, avec leurs noms, prénoms, surnoms et pseudonymes ... etc / Ouvrage rédigé et tenu à jour avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays.
- Louis Gustave Vapereau
- Date:
- 1861
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Credit: Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, avec leurs noms, prénoms, surnoms et pseudonymes ... etc / Ouvrage rédigé et tenu à jour avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays. Source: Wellcome Collection.
1821/1864 (page 1801)
![voir docteur ès lettres. En 1856, il fut appelé à remplir la chaire de littérature française à la Fa- culté d'Aix, occupée avant lui par Fortoiil et M. Prévost-Paradol, et dut à l'originalité de son enseignement un brillant succès. Deux ans plus tard il passa, comnae professeur d'histoire, à Ja Faculté de Dijon; en 1860, il a quitté l'enseigne- ment, pour entrer, comme rédacteur ordinaire, au Journal des Débats. M. J. J. Weiss n'a encore publié à part que ses deux thèses pour le doctorat : Essai sur Her- mann et Dorothée de Gœihe, et De inquisitione apiid Romaiios Ciceronis tempore {W:>6, in-8), dont la seconde a été remarquée pour la nou- veauté des vues sur la société romaine. Les jour- naux et revues auxquels il a en outre collaboré sont: VEurope artiste, le Constitutionnel, la Re- vue des Deux-Mondes, la Revue contemporaine, jusqu'en 1859, VdRevue de Vinslructionpublique , le Courrier du dimanche, etc. On a annoncé un choix ce ses principaux articles. WEISSE ( Chrétien-Hermann ), philosophe al- lemand, né à Leipsick, le 10 août 1801, fils d'un jurisconsulte distingué, étudia à l'université de sa ville natale et devint, en 1823, agrégé et, en 1828. professeur adjcint de philosophie. En 1837, il donna sa démission pour se consacrer, dans la retraite, à l'étude de la philosophie et des belles-lettres. Rentré plus tard dans l'enseigne- ment, il fut nommé, en 1845, professeur titu- laire île philosophie. L'université de léna lui con- féra , en 1840, le titre honorifique de docteur en théologie. D'abord disciple de Hegel, M. Weisse s'est ensuite séparé de lui. Il fait partie de l'école philosophique allemande, qui a pour principal organe la Revue philosophique et de théologie spé- culative de Fichte (voy. ce nom). On a de lui de nombreux travaux : De l'étude d'Homère et de son importance à notre époque (Ueber das Studium des Homer und seine Bedeu- tunk'. etc.; Leipsick, 1826); Z)e la mythologie, etc. (Ueber den Begriff, die Behandlung und die Quel- len der Mythologie; Ibid,, 1827); De Platonis et Aristotelis in constituendis summis philnsophix principiis differentia (Ihid., 1818]; De l'état ac- tuel de la philosophie (Ueber den gegenwaerligeii Standpunkt der philosopliischen Wissenschafl; Ibid. 1829): Système scientifique d'esthétique {Sys- tem der Aestheiik als Wissenschaft von der Idée der Schœnheit; Ibid, 1830,2 vol.); l'Idée de Dieu (die IdeeGottes ; Dresde, 1833) ; Doctrinesecrète des phi- losophes sur l'immortalité de l'individu humain (die philosophischeGeheimlehre ueherdieUnsterb- lichkeit des raenschlichen Individuums; Dresde, 18-34) ; Éléments de métaphysique (fJrundziige der Metaphysik : Leipsick, 1835); Critique et com- mentaire du Faust de Gœthe (Kritik und Erlaeu- terung des Gœthe'sçhen Faust; Ibid, \8il) ; Études critiques et philosophiques sur l'histoire évangé- lique (die evangelisclie Geschichte kritisch und philosophisch bearbeitet; Ibid. , 1838, 2 vol.): le Problème philosophique de notre époque (das philosophische Problem der Gegenwart; Ibid., 1842); la Christologie de Luther (die Christologie Luther's; Ibid., 1852; 2' édit., 1854): Dogmati- qxie philosophique ou la philosophie du christia- nisme (Philo-ophi=che Dogmatik oderdie Philoso- phie des Chri.'-tenthums ; Ibid., 1855, 2 vol.), etc. M. Weisse a, en outre, traduit en allemand : la Physique et le traité de l'Ame d'Aristote (Leip sickj 182'.J, 2 vol.), et inséré divers articles dans plusieurs journaux philosophiques et littéraires. On cite aussi de lui une brochure politique : De la légitimité de la dynastie française de 1830 (Ueber die Legitimitaet der gegenwaerligen fran- zœsiàclien'Dynastie ; Ibid., 1832). WEITLING (Guillaume), écrivain socialiste al- lemand , né à Magdehourg, en 1808, reçut une éducation très-bornée et apprit le métier de tail- leur. Voyageant comme ouvrier, il vint à Paris, où il s'affilia à des sociétés communistes dont il adopta les principes. Il passa en Suis; e, fonda des associations parmi les ouvriers et publia divers ouvrages qui firent du bruit : Garanties d'har- monie et de liberté (Garantien der H. und Freiheit ; Vivis, 1842); l'Humanité telle qu'elle est et telle qu'elle dptTar*(?ire(dieMenschheit, wie sieist.etc; Berne, 2'= édit., 1845) et l'Évangile du pauvre pécheur (das Evangelium des-armen Stlnders ; Zurich, 1845). A propos de ce dernier ouvrage, M. Weitling, dont l'influence et les écrits peuvent faire juger quel travail s'opérait dans les masses populaires avant l'explosion de 1848. fut arrêté, poursuivi et expulsé de la Suisse. Ses idées^îqui sont celles du communisme, n'ont rien de remar- quable que la chaleur et la vivacité avec les- quelles elles sont exposées. Repoussé de la Suisse, il s'est réfugié dans l'Amérique du Nord. WEKERLIN (Jean-Baptiste), compositeur fran- çais , né à Guehviller (Haut-Bhin), en 1821, et fils d'un manufacturier, amateur de musique, qui lui communiqua de bonne heure ses goûts, partagea quelque temps les travaux industr els de son père, puis vint à Paris et fut élève du Con- servatoire (1844-49). Bientôt, abandonné à lui- même, il dut chanter au cachet, et trouva, grâce à Mme Damoreau, un éditeur pour ses premières romances. En novembre 1847 , il fit jouer au Con- servatoire Roland, grande scène héroïque, et, six ans après, donna au Théâtre-Lyrique l'Orga- niste, opéra qui eut un certain succès (mai 1853). Le directeur, Jules Séveste. que la mort enleva peu après, lui confia alors la partition d'un li- bretto en trois actes, restée jusqu'ici dans les cartons du théâtre. En 1855, M. Wekerlin a épousé la fille de Mme Damoreau (voy. ce nom). Vers la fin de 1853, il avait formé, avec M. Se- ghers., la Société Sainte-Cécile, qui donna, pen- dant plusieurs années, des concerts de musique classique. M. Wekerlin, qui s'était réservé la di- rection de la partie chorale, a fait exécuter, entre autres œuvres persont elles : le Jugement dernier, pièce de Gilbert; Eloa, scène de bohé- miens; l'Aurore, des Ouvertures, des Sympho- nies, etc. Il a encore composé : Revenants bretons. Tout est bien qui finit bien, opéras de sa- lon ; Échos du temps passé, série d'anciens airs du xn= au xviii siècle (1854-56). WELCKER (Frédéric-Gottlieb), un des plus sa- vants archéologues de l'Allemagne, né le 4 no- vembre 1794, à Griinberg.dans le grand-duché de Kesse, a consacré sa x'k à l'étude de l'antiquité. Il ne savait encore où tourner l'activité de son esprit, lorsque le célèbre archéologue danois Zoega. qu'il connut dans un voyage à Rome, en 18ti6, décida de sa vocation. Après avoir occupé différentes chaires, il fut définitivement attaché, en 1819, à l'université de Bonn, comme profes- seur de philologie, et nommé bibliothécaire gé- néral. Ce fut une fortune pour la ville de Bonn, où, grâce à lui, se ranima le goût des études approfondies. Il y fonda un musée des arts que ses voyages en Italie le mirent à même d'enrichir. Malgré quelques tracasseries ministérielles que lui attira son caractère aussi indépendant que son esprit, M. Welcker ne donna jamais de relâche à sa prodigieuse fécondité. Outre ses nombreux ouvrages, il a publié dans les revues les plus sa- vantes de l'Allemagne une foule de mémoires et de dissertations, et il est, depuis plus de vingt ans, un des rédacteurs les plus actifs du Musée](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21778607_1821.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)