Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, avec leurs noms, prénoms, surnoms et pseudonymes ... etc / Ouvrage rédigé et tenu à jour avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays.
- Louis Gustave Vapereau
- Date:
- 1861
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Credit: Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, avec leurs noms, prénoms, surnoms et pseudonymes ... etc / Ouvrage rédigé et tenu à jour avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays. Source: Wellcome Collection.
1824/1864 (page 1804)
![il se rendit à Bonn pour apprendre le sanscrit. L'année suivante , il visita Paris, Londres et Oxford, puis, il partit pour l'Inde (1841). Le roi et l'universilé payèrent les frais de son voyage. Au retour (1844), il passa par Tiflis, Moscou et Saint-Pétersbourg. En 1845, il fut nommé pro- fesseur de langues orientales à Copenhague. La science n'a pas complètement éloigné M. Wester- gaard de la politique. Député à l'Assemblée con- stituante, au mois d'octobre 1848, il y remplit les fonctions de secrétaire. Outre ses deux principaux ouvrages, les Jîa- dices sanscritœ (Bonn, 1841) et une édition cri- tique du Zendavesta (Copenheigue, 1852-1853), contenant, avec le texte et la traduction en an- glais, une grammaire et un dictionnaire, on cite encore de lui : le Formula ire sanscrit, la Lec- ture du sanscrit (Copenhague, 1846) et le Cata- logue des manuscrits en langue sanscrite de la bibliothèque royale de Copenhague (1846). Enfin, il a essayé de déchiffrer les inscriptions cunéi- formes de Persépolis, dont il avait rapporté, en 1844, des copies exactes. WESTERMANN (Antoine), philologue allemand, né àLeipsick, le 18 jui i 1806, acheva ses études' à l'université de Leipsiclc, y fut nomme, de 1830 à 1834, répétiteur, professeur adjoint, puis titulaire d'histoire et de littérature anciennes (1834) lia été un des fondateurs de la Société des sciences, en 1846. Ses écrits sont très-nombreux. Outre son oeuvre capitale, l'Histoire de l'éloquence en Grèce et à Rome (Leipsick, 1833-35, 2 vol.), nous citerons : De puhlicisAtlieniensiuin honorihus ac ■prxmiis (1830); Quœsliones Demmthenicœ (1830-37); De Callisthene (dijnthio (1838-42): Commentationes criticv in script ores grœcos (1846-52) ; De episto- larum scriptorihus grœcis (1851-64). On lui doit de bonnes éditions critiques d'un grand nombre d'ouvrages grecs, tels que: Vies des dix ora- teurs (1833); le traité d'Étienne de Byzan-e De urbibus (1839); les Mijthographes (\8ii3); les Dis- cours de Lyxias (1853); les OEuvres complètes de Philostrate (^848), etc. Il a donné une édition de l'ouvrage de G. J. Voss, De historicis grœcis (1838) et une traduction allemande du livre de Leake sur les Dêmes de l'Attique (1840). WESTMACOTT (sirRichard), sculpteur anglais, né à Londres, en 1775, fut élève de Ganova, et succéda à Flaxmann, comme professeur de sculp- ture à l'Académie royale (1827), fonctions dont il s'acquitte encore aujourd'hui malgré son grand âge. Il serait trop long d'énumérer toutes les œuvres de sa longue carrière; nous citerons : la Douleur d'une mère (1822), plusieurs fois répétée; Euphrosine (1837), au duc de Newcastle ; Cupi- don et Psyché, au duc de Bedford; la Mort d'Horace. A l'Exposition universelle de Paris, en 1856 , il a envoyé une Nymjjhe fort gracieuse, qui appartient au comte de Carlisle; un Enfant en- dormi, et une Mère et son enfant. — M. Westma- cott est mort le 1 septembre 1856. Westmacott (Richard), sculpteur anglais, flis du précédent, né à Londres, en 1799, et élève de son père, fit en Italie un séjour de plusieurs an- nées. Associé de l'Académie royale, en ]'838,il en devint titulaire en 1849. On cite surtout de lui : le.loueur de cymbales (1832-1856), au duc de De- vonshire; l'Ange gardien (1842), pour la sépul- ture de la fimille Ashburton, et plusieurs bas reliefs: Vénus et Ascagne (1831), Vénus et Cupi- don, la Jacinthe des bois, dans la galerie de lord EUesmere: Paolo et Francesca (1838), Allez et ne péchez plus (1860). WESTMEATH (George-Thomas-John Nugent. 1 m.arquis de), pair d'Angleterre, né en 1785, à Clonyn (comté de Westmeath), appartient à une des plus anciennes familles d'Irlande. Elevé au collège de Rugby, il fut élu, en 1831 , membre à vie de la Chambre des Lords, et vota avec le parti conservateur. En 1822 , il a été crée marquis. WESTMINSTER (Richard Grosvenor , 2' mar- quis de), pair d'Angleterre, né en 17 96, à Lon- dres, descend d'une ancienne famille normande, élevée, en 1761, à la pairie héréditaiie. Connu d'abord sous le nom de vicomte Belgrave, il fit ses études au collège de Christchurch, à Oxford, et entra,enl818,àla Chambre des Commui es, où il siégea.comme député du comté le Chester, jusqu'en 1836 : il appuya de son vote la politique des whigs. En 1845, il prit à la Chambre haute la place de son père, qui, en 1831, avait été créé marquis de Westminster. S'ous le ministère de lord John Russell, il a rempli les fonctions de grand maître (lord-stewart), de la maison de la reine (1850- 1852). Il fait à ce titre partie du Conseil privé. Il a épousé, en 1809, une fille du duc de Suther- land , qui est auteur d'un Récit de voyage dans la Méditerranée (Narrative of a yacht voyage in Me- diterranean; 1843). De ses six enfants, l'aîné est Hugues-Loup, comte Grosvenor (voy. ce nom). WETHERELL (miss). Voy. Warner. WEY* (Francis-Alphonse), littérateur français, né à Besançon, le 12 août 1812, d'une ancienne famille de commerçants originaii'es d'Allemagne, reçut une éducation incomplète au collège de Po- ligny et fut envoyé à Paris, en novembre 1830, afin de concourir pour l'École centrale des ma- nufactures. Eniraîné vers la carrière des arts et des lettres, il s'essaya à la peinture, puis colla- bora successivement à l'Artiste, au Globe, au Courrier français, à la Phalange, à l'Europe lit- téraire, et travailla sans relâche, pendant deux ans, sous la direction de Ch. Nodier, à con- naître les anciens et les modernes. En 1834, il prit ses grades universitaires et devint élève pen- sionnaire de l'École aes chartes. La première œuvre remarquée de M. Fr. Wey fut le roman des Enfants du marquis de Ganges (1838, in-8), qui inaugura dans la Presse le sys- tème du roraan-feuilletôn, et qui, malgré des défauts de style, obtint un succès de vogue; plus tard, il se chargea, dans la même feuille, de la critique des livres. Dans les années suivantes il ne donna qu'une série de nouvelles : la Balle de plomb, le Diamant noir, Mme de Fresnes, Otta- vio Rinuccini et Un Amour d'oifance, dans la Re- vue de Paris; le chevalier de Marsan, dans le Siècle; le Sphinx et les Deux masques de fer, dans la Presse, etc. Il parcourut, de 1837 à 1842, le plus souvent à pied, la Belgique, la Hol- lande, la Provence, une partie de l'Italie et de la Suisse. On trouve le récit pittoresque de ses voyages dans le livre intiiulé : Scilla e Cariddi (1843, 2 vol. in-8), dans ses Déceptions de voyage aux bords du Rhin, publiées dans le Musée des familles et dans ses Souvenirs de l'Oberland, réimprimés en 1857 sous ce titre: Utie passion avant la lettre. Deux ouvrages d'une autre nature, fruit de tardives mais sérieuses études, recom.mandent M. Francis Wey, comme écrivain et comme phi- lologue: les Remarques sur la langue française au xix siècle (1845, 2 vol. in-8) et l Histoire des révolutions du langage en France (1848, in-8), qui lui coûta plusieurs années de travail. Ces travaux, ainsi que sa participation à \d. Biblio- thèque de l'École des chartes et à quelques re- cueils savants, lui valurent d'être nommé membre](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21778607_1824.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)