Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, avec leurs noms, prénoms, surnoms et pseudonymes ... etc / Ouvrage rédigé et tenu à jour avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays.
- Louis Gustave Vapereau
- Date:
- 1861
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Credit: Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, avec leurs noms, prénoms, surnoms et pseudonymes ... etc / Ouvrage rédigé et tenu à jour avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays. Source: Wellcome Collection.
1826/1864 (page 1806)
![Stuttgart, 1837). La même année, il publia sa grande Histoire des sciences inductives (Lijndres , 1837 , 3 vol.), traduite en allemand par Littrow ; Stuttgart, 1839-1842, 3 vol.). Dans ces deux ou- vrages , M. Wlieweli rompt nettement avec les traditions de l'école expérimentale, et abandonne Bacon et Locke pour se ranger du côté de Kant. En 1838, il devint professeur de philosophie morale a l'université et ne s'occupa plus guère que de questions morales. Dans cet ordred'idées, il a pulilié : Eléments of morality including po- lity (1845etsuiv., plusieurs édit.) ; Lectures onsys- tematic morality (1846) et Lectures on the history of moral philosophy in £wgîand (1852). lia donné aussi une édiiion du traité de Grotius, De jure helli et -pacis, avec une traduction et des notes en anglais (Cambridge, 1854, 3 vol.). A propos des discussions relatives à la réforme de l'ensei- gnement universitaire, soutenant les opinions conservatrices , sans repousser les améliorations nécessaires, il a publié : On the principles of En- glish nniversity éducation (1838) et On a libéral éducation in gênerai, and with particular réfé- rence to the leading studies of the university of Cambridge (1830). M. Whewell n'a pas seulement rapporté de ses voyages en Allemagne un goût passionné pour la philosophie de Kant; il a entrepris de faire con- naître à ses compatriotes la littérature et l'art al- lemand. Mais ses traductions A^Uermann et Do- rothée de Gœthe, et de la Femme professeur d'Auerbachj n'ont pas eu le même accueil en An- gleterre que ses Notes architecturales sur les églises d'Allemagne (1835). WHITE (Charles), officier et publiciste anglais, né le ]6 janvier 1793, dans le Schropshire, fit ses études à Eton, entra très-jeune dans un ré- giment de la garde et fit, depuis 1809, les campa- gnes d'Espagne et de Portugal. Ala prise deCiudad- Rodrigo, il fut nommé capitaine ; le duc de Wel- lington l'attacha, pendant le siège de Badajoz, à l'état-major général. Il revint en Angleterre vers la fin de 1812. Aide de camp du général Williams et plus tard du duc de Cambridge, qu'il accom- pagna en Hanovre, il se trouva, pendant le siège de Hambourg, dans le quartier général russe. Parvenu au grade de colonel, il fut mis en dis- ponibilité en 1827 ; c'est alors qu'il commença ses travaux littéraires. Il publia d'abord un roman intitulé Almacks revisited, traduit en allemand sous le litre d'Herbert Milton (1828, 3 vol.), et, bientôt après, le Page du roi et les Maries non mariés ^ qui ont eu aussi les honneurs de la tra- d.uction à l'étranger. Le Châle de Cachemire con- tient d'intéressantes descriptions de l'Inde, où son père fut longtemps gouverneur de Madras. En 1830, M. White prit une part active à la ré- volution de Belgique, et contribua, par ses dé- marches, à l'élection du prince Léopold , candidat de l'Angleterre. Il a écrit sur ces événements, dont il avait été acteur et témoin ,theBelgic révo- lution in 1830 (Londres, 1«35 , 2 vol).M. White est un des voyageurs anglais qui ont étudié la Tur- quie avec le plus de soin. Ses 2'roiS années à Constantinople (3 vol.) ont eu deux éditions à Londres et une traduction allemande (Berlin, 1844-1845). lia aussi publié, en 1853, dans le Naval and military journal, des résumés très- complets, en forme de tableaux, sur l'organisa- tion des armées prussienne et russe. WHITTIER (John-Greenleaf), poète américain, né en 1808, près de Haverhill (Massachussets), resta, jusqu'à l'âge de dix-huit ans, dans la ferme de son père. En 1829, après deux ans d'études dans un collège, il alla à Boston, puis à Hart- ford (Connecticut). et devint rédacteur de diver- ses feuilles économiques et commerciales. En 1831, il débuta dans la littérature par un petit volume intitulé : Legends of New-England (Hart- ford, petit in-8), dont il donna comme la suite, seize ans plus tard, sous le titre : the Supernatu- ralism in New-England (New-York, 1847,ia-12). D.ms l'intervalle, exploitant toujours la riche ma- tière que le surnaturel présente au conteur dans l'histoire des États de la Nouvelle-Angleterre, il publia un bon nombre de légendes poétiques du même genre, auquel se rattache encore son ou- vrage intitulé : Leaves from Margaret Smith's journal, où il se plaît à reproduire les mœurs, les coutumes, et jusqu'au langage des premiers colons du xvn siècle. Secrétaire d'une grande société abolitionniste, M. Whittier, en 1836, dirigeait à Philadelphie un journal destiné à répandre ses principes d'éman- cipation. A cette même époque il publia ses Voix de la liberté (Voices of Freedom ; Philadelphie, in-12). En 1840, il alla résider à Amesbury (Mas- sachussets), d'où il envoya de nombreux arti- cles au National era de Washington. En 1850, parurent ses études sur différents écrivains an- glais et américains : Old portraits and modem Sketches et ses Chants du travail (Songs of Labor-, Boston, in-12), où il célèbre les gran- des conquêtes de la science et de l'industrie mo- dernes. Un autre volume de poésies, the Chapel of the hermits and other poems, parut en 1853, et, l'année suivante, ses premières poésies furent réunies en un volume {Poems; Boston, 1854, gr. in-8 illustré). M. Whittier a encore donné the Panorama and other poems (Ibiii., 1856, in-12), cité comme le meilleur de ses écrits. WICHERN (Jean-Henri), philanthrope allemand, né à Hambourg , le 21 avril 1808, étudia la théo- logie àGœttingue et à Berlin (1830), puis se con- sacra tout entier au soulagement des misères so- ciales. Il commença par diriger, à Hambourg, une école libre du dirnanche dans laquelle il donna l'instruction gratuite à quatre ou cinq cents élèves. Bientôt après, il prit part à l'établissement d'une maison de correction et de refuge, qui a servi, en partie, de modèle à notre colonie de Mettray (voy. Demetz ) et aux institutions analogues fondées en Angleterre et en Hollande. II organisa une mission intérieure dont le comité central se réunit au mois de septembre 1848. Cette société charitable, composée de protestants laïques, ri- valisa de zèle et de dévouement avec les commu- nautés religieuses de l'Église catholique. Elle ob- tint l'appui des Chambres prussiennes et le pa- tronage du roi. Mais c'est surtout à M. Wichern que revient l'honneur des bonnes œuvres accom- plies à son instigation et sous sa direction intel- ligente. Infatigable apôtre de la charité, il visita toutes les parties de l'Allemagne; à sa voix, s'é- levèrent de toutes parts des sociétés et des asiles pour le soulagement et la moralisation des pau- vres, des malades et des prisonniers. En 1849,il exposa ses principes sur l'exercice libre et actif de la charité chrétienne dans une brochure inti- tulée : la Mission intérieure de l'Église évangé- lique allemande. Les Feuilles volantes de la mai- son Rauh (Rauhes Haus), qu'il publie depuis 1844, sont un incessant appel aux sentiments les plus généreux de la religion et de la philanthro- pie. M. Wichern a reçu de l'université de Halle le litre de docteur en philosophie. WICHMANN (Louis-Guillaume), sculpteur al- lemand, né à Potsdam, vers 1785, suivit les ate- liers des sculpteurs Boye et Unger et celui du peintre Schadow. H vint à Paris, vers 1818, et l'an-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21778607_1826.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)