Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, avec leurs noms, prénoms, surnoms et pseudonymes ... etc / Ouvrage rédigé et tenu à jour avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays.
- Louis Gustave Vapereau
- Date:
- 1861
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Credit: Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, avec leurs noms, prénoms, surnoms et pseudonymes ... etc / Ouvrage rédigé et tenu à jour avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays. Source: Wellcome Collection.
1829/1864 (page 1809)
![glais, frère du précédent, né en 1800, fit ses études à Oxford et occupa longtemps une haute position dans le corps enseignant de cette univer- sité. Il y renonça et administra les paroisses de Farleigh et de Burton (1840); peu de temps après, il était nommé archidiacre rural du comté d'York. A cette époque, il se mêla activement aux débats qui amenèrent, au sein de l'Église anglicane, des schismes regrettables, et publia des livres qui lui attirèrent, à diverses reprises, le blâme de ses supérieurs, entre autres : la Dis- cipline et les tribunaux ecclésiastiques (the Church discipline and ecclesiastical courts, 1843) et l'In- carnation du fils de Dieu (the Incarnation of tlie son of God). Il publia ensuite des Sermons, deux traités sur le Baptême (On Baptisus) et sur l'Eu- charistie (On ihe Holy Eucharist, 1853) ; une dis- sertation sur les Principes de Vautorisé religieuse (the Priiiciples of church authority, 1855), où il inclinait visiblement vers le catholicisme, etc. L'année suivante, il abjura la foi prolestante, vint à Rome, où le pape l'invita à entrer dans les ordres. Au moment où il allait le faire, il suc- comba à une fièvre bilieuse, le 3 février 1857, à Albano (États romains). WILD (François) , chanteur allemand , né en 1792, à Hollabrunn (Autriche), et remarqué de bonne heure pour la beauté de sa voix, chanta, pendant plusieurs années, dans la chapelle de la cour de Vienne et dans celle du prince Esterhazy, débuta, en 1811 , sur un des théâtres de la capi- tale, et obtint, dès 1813, la place de premier té- nor du grand Opéra impérial. En 1817, il passa au théâtre de Darmstadt, où sa réputation devint telle, que le gouvernement autrichien demanda formellement son extradition pour le rendre au public de Vienne. La cour de Darmstadt en fit presque une affaire d'État, refusa très-énergique- ment, et garda encore pendant plusieurs années son chanteur. En 1826, M. Wild vint à Paris, où il eut de grands succès au Théâtre-Italien. Après avoir passé quelque temps à Cassel, il revint, en 1830. à Vienne, où le public lui fit un accueil, que l'on a qualifié de véritablement fanatique. Il se soutint, pendant de longues années encore, à la liauteui- de sa réputation et ne rentra dans la vie privée qu'en 1848. Il passe pour un des chanteurs les mieux doués que l'Allemagne ait possédés. Sa méthode était excellente, et sa voix, d'un timbre admirable, avait une force et une étendue ex- traordinaires; mais son jeu n'était pas toujours à la hauteur des qualités de son chant. WILDA ( Guillaume-Édouard ), jurisconsulte allemand, néàAltona, le 17 aoiît 1800, acheva ses études à l'université de Gœttingue. Après y uvoir suivi les cours de droit d'Eichhorn, il alla entendre, pendant deux ans, les leçons de Thibaut, de Mittermaier et de Schlosser à l'université d'Hei- delherg et se fit recevoir docteur en droit. Enfin , il se rendit à Kiel et à Copenliague pour compléter son instruction par l'étude approfondie des légis- lations scamlinaves. En 1826, il visita l'AUe- niagne, la Suisse et la France. Il s'établit ensuite à H imbourg, comme avocat, mais il abandonna bientôt le barreau pour entrer dans la carrière de renseignement. Il a été successivement profes- seur à aille (18-U), à Breslau (1842) et à Kiel (1854). — Il est mort le 9 aotît 1856. M. Wilda, l'un des jurisconsultes les plus es- timés en Allemagne, a publié : Corporations au /NOî/mdje (ilasGililenwesen iin Mittelalter ; Halle, 1831); le Droit pénal allemand (Strafreclit der Gi;rmanen; Ibid., 1842), première partie d'une grande Hisioire du droit allemand. En 1839, il avait fondé, avec M. Reyscher : la Revue de droit allemand , où il a traité particulière- ment du droit hypoihécaire et de la liberté de conscience. Il a fourni plusieurs articles impor- tants au Lexique du droit de M. Weiske. AVILIBALD-ALEXIS. Voy. Haering. WILKES (Charles), voyageur américain, né vers 1805, déjà connu dans la marine par sa science et son esprit d'investigation, reçut, en 1838, du gouvernement des États-Unis, le com- mandement d'une expédition destinée à explorer le littoral des océans Pacifii|ue et Austral. Il avait alors le grade de capitaine. On lui donna deux sloops de guerre, un brick et deux tenders. Parti, le 18 août 1838, il doubla le cap Horn, parcou- rut la Polynésie, Van Dièmen et l'Australie, s'a- vança jusqu'au 61'' degié de latitude sud, où il resta plusieurs jours enfermé dans les glaces, visita ensuite les îles Fidji, Sandwich, Bornéo, et renira. le 10 Juin 1842, à New-York, après avoir mouillé à Singapore et au cap de Bonne- Espérance. Il a raconté lui-même cette expédi- tion mémorable, si fertile en observations utiles, dans un ouvrage sobrement écrit : Relation du roijage d'exploration parti des États-Unis durant les années 1838-1842 (N.irrative of the United- Slales' exploring expédition; New-York, 1845, 5 vol. in-8). En 1848, la Société géographique de Londres lui décerna la médaille d'or. On a aussi de cet oflicier : Amérique occidentale (Western .Vmerica; Philadelphie, 1849), renfermant de nombreux détails de statistique et de géographie .sur la Californie et l'Orégon, et accompagné de cartes soigneusement dressées. WILLARD (Emma Hart mistress), femme de lettres américaine, née à New-Berlin (Connec- ticut). en février 1787, est la fille de Samuel Hart, auteur de plusieurs ouvrages pour les en- fants. Elle a travaillé elle-même toute sa vie, avec persévérance, à développer et à répandre l'éducation aux États-Unis, surtout parmi les femmes. Après avoir présidé plusieurs académies enseignantes, elle se mit à In tête d'un institut à Middlebury (Vermont), où elle épousa, en 1809. le docteur John Willard. En 1821, elle fonda a Troy(État deN-:W-Yoik) un étaldissenient long- temps célèbre sous le nom de Troy female se- minary, et destiné à former des institutrices et des maîtresses d'école. En 1838, elle s'est retirée à Hartford (Connecticut). A part un Voyage en Europe (1830), les écrits de mistress Willard sont des manuels élémentaires, simples, précis, instructifs et qui ont été généra- lement adoptés dans les écoles des États-Unis : Manual of American historg ; a Treatise on an- cicnt geoyrapliy, etc.; Traité sur 1rs puissances motrices qui produisent la circulation du sang (A Treatise on the motive Powers which, etc., 1846); Derniers feuillets de l histoire d'Amérique, com- prenant l'histoire de la guerre du Mexique et de la Californie (Last Leaves of American His- tory, etc.; New-Yoïk, 1840). On a aussi d'elle un petit volume de Poésies (1830) et des brochures sur l'éducation des femmes. WILLEMS (Florent), peintre belge, né à Liège , vers 1812, étudia d'abord à l'Académie de Ma- lines, et s'inspira, dans ses premiers tableaux, du genre des anciens maîtr^-s hollandais. Venu en France, en 1839, il s'est dès lors fixé à Paris, et a fréquemment ex[iosé des sujets qui se rap- ]irocheni du style moderne et familier. Nous citerons de cet artiste, soit avant, soit depuis son séjour en France : les Arbalétriers, Hugue- nots après la Saint-Barthélémy , VAprès-dîner 114](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21778607_1829.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)