Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, avec leurs noms, prénoms, surnoms et pseudonymes ... etc / Ouvrage rédigé et tenu à jour avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays.
- Louis Gustave Vapereau
- Date:
- 1861
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Credit: Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, avec leurs noms, prénoms, surnoms et pseudonymes ... etc / Ouvrage rédigé et tenu à jour avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays. Source: Wellcome Collection.
1838/1864 (page 1818)
![grand nombre de catalogues estimés, parmi les- quels nous citerons : Description.... du cabinet de M. E. Durand (1836); Musée du prince de Ca- nino (1837); Collection de M. de M.... [Magnon- cour] (1839); Collection d'antiquités de M. le vi- comte Beugnot (1840): Médailles et antiques du cabinet de l'abbé H. G.... [Greppo] (1856); Choix déterres cuites antiques du cabinet du vicomte H. de Janzé (1867). Il a publié en outre, avec Ch. Lenormant, les trois premiers volumes de VÉliie des monuments ceVamograjj/iîiywM (1844-1867-1868 , in-4) et a ac- tivement collaboré, depuis 1830, aux Annales el aux Bulletins de l'Institut de correspondance ar- chéologique, à la Revue numismatique, a.ux Mé- moires, Bulletins et Annuaires de l'Académie belge, à la Revue et au Bulletin archéologique, à la Revue de la numismatique belge, et autres re- cueils d'art et d'archéologie. * WOCQUIER (Léon), littérateur belge, né vers 1815, a fait ses études universitaires à Louvain. Agrégé, depuis le 4 octobre 1850, à la Faculté philosophique de Gand, dont il est secrétaire, il professe la logique et l'anthropologie. Il publia d'abord les Chroniques historiques et traditions populaires du Luxembourg (Bruxelles , 1842 , 2 vol. in-8) et Souvenirs de la vie universitaire, ou Aimer sans savoir qui (Liège, 1847, in-8), re- cueil de poésies. En 1854, il entreprit la traduc- tion des œuvres d'Henri Conscience (voy. ce nom), et donna successivement : Scènes de la vie flamande (1854, 2 vol.); Veillées flamandes (1855); la Guerre des paysans (1855), etc. En 1856, il a fait paraître une version française des_ Scènes de la vie hollandaise, d'Hildebrand. Aujourd'hui, il traduit, sur le manuscrit même, les Mémoires d'Henri Conscience, qui paraissent simultanément en flamand et en français (1858). WODEHOUSE (John Wodehouse, 3° baron), pair d'Angleterre, est né à Londres, en 1826. Après avoir fait ses études au collège d'Eton et à l'université d'Oxford, il épousa la fille aînée du comte de Clare, et prit à la Chamlire des Lords le siège de son père, mort en 1834, dès qu'il eut atteint l'âge requis (1847). Ses opinions sont celles des whigs modérés et conciliateurs. Il était sous- secrétaire au ministère des affaires étrangères, depuis décembre 1852, lorsque lord Palmerston le désigna, en juillet 1856, pour aller, en qualité de ministre plénipotentiaire, assister au couron- nement du czar Alexandre II à Moscou. WOEHLER (Frédéric), chimiste allemand , né le 31 juillet 1809, à Eschersheim près Francfort (Hesse- Électorale), et destiné à la médecine, étudia de bonne heure les sciences naturelles aux universités de Marbourg et de Heidel- berg.^ Promu au grade de docteur, il se dé- cida à se consacrer exclusivement à la science, et se rendit, en 1824, en Suède, où il reçut les leçons de Berzèlius. De retour en Allemagne, il fut, pendant plusieurs années, professeur à l'É- cole des arts et métiers de Berlin, et pas^a en 1832 à Cassel, où il obtint une chaire de chimie et de technologie à la nouvelle École des arts et métiers qu'il avait concouru à organiser. Durant son séjour dans cette ville, M. Wœhler fit plu- sieurs découvertes chimiques, entre autres, celle d'une nouvelle méthode pour obtenir le nickel à l'état de pureté. Il fonda, avec deux de ses amis, une fal)rique de ce métal. Néanmoins, il quitta Cassel, en 1836, pour occuper, à Gœttingue, une chaire de médecine et y prendre la direction de l'Institut chimique. Il est le premier qui ait isolé, dès 1827, le corps métallique, dit aluminium, obtenu en masse compacte par M. Devilie (1854). Nommé, en récompense de cette découverte chevalier de la Lésion d'honneur, et depuis promu officier, M. Wœhler est décoré de plu- sieurs autres ordres, inspecteur général des pharmacies du royaume de Hanovre, membre correspondant de l'Institut de France, de l'Aca- démie des sciences de Gœttingue, de l'Académie de Vienne, etc. M. Wœhler a rendu compte des découvertes dont il a enrichi la chimie, dans de nombreux Mémoires, insérés dans les Annales de chimie et de pharmacie de Liebig, les Annales de physique et de chimie, de Poggendorf, les Dissertations de l'Académie des sciences de Gœttingue et au- tres recueils scientifiques de l'Allemagne. On lui doit aussi un excellent Traité de chimie, très-répandu en Allemagne et à l'étranger, et composé de deux parties : Traité de chimie inor- ganique (Grundriss der unorganischen Chemie ; Berlin, 1831; 10'édit., 1854) et Traité de chimie organique (Grundriss der organischen Chemie; Berlin, 1840; 5 édit., 1854). Parmi ses autres travaux, nous signalerons encore : Sources sulfureuses de Nenndorf ( die Schwefelwasserquellen zu Nenndorf ; Cassel, 1836); Exercices pratiques d'analyse chimique (Prac- tische Uebungen der chemischen Analyse ; Berlin, 1854) et les traductions allemandes du Traité de chimie (Lehrbuch der Chemie; Dresde, 1825, 4 vol. ; Dresde et Leipsick, 1835-1841, 10 vol.) et du Rapport annuel des progrès des sciences physi^ ques (Jahresbericht Ueber die Fortschritte der physikal. Wissenschaften), de Berzèlius. WOETS (Joseph-Bernard), pianiste et composi- teur français, né àDunkerque, le 17 février 1783, et fils d'un organiste de cette ville qui fut son premier maître, fut admis, en 1800, au Conser- vatoire de Paris où il eut pour professeurs de piano et d'harmonie Bo'ielilieu et Berton. Après avoir passé quelques années à Gand, à donner des le- çons, il vint à Paris où U joua dans plusieurs concerts, puis se retira à Tours où il jouit depuis plus de vingt ans d'une grande vogue. M. Woets a écrit et fait graver un certain nom- bre de compositions dont la plupart sont d'une date déjà ancienne; les principales sont des Sonates, publiées par recueils ou séparément, notamment la Grande sonate, op. 8, et la Grande sonate enut mineur, op. 30. Il a donné en outre des Rondos, des Fantaisies, des Divertissements, des Airs va- riés, pour piano seul ou avec accompagnement. Il a aussi fait représenter un petit opéra au théâtre de Tours (1858). WOILLEZ (N..., dame), femme de lettres fran- çaise, née vers 1785, mariée à'un ancien officier du génie de Saint-Omer, débuta, comme écri- vain, par des rom ms écrits dans le genre an- glais : l'Enfant du boulevard (1819, 2 vol.); Edouard et Mathilde (1822, 2 vol.). Depuis 1830, elle a consacré sa plume à l'instruction ou à l'amusement de la jeunesse; parmi ses nom- breuses productions, nous citerons : Souvenirs d'une mère de famille (1833, in-12; 3' édit., 1843); l'Orpheline de Moscou (\860, 15 édit.).— MmeWoillez est morte le 11 novembre 1859. WoiLLEZ (Eugène), parent de la précédente, né à Montreuil-sur-mer (Pas-de-Calais), le 19 jan- vier 1811, étudia la médecine à Paris, y futreçu docteur en 1835, et fut d'abord médecin de l'asile des aliénés de Clermont (Oise). Il a fait ensuite partie du bureau central d'admission aux hôpitaux de Paris, et a été décoré de la Légion d'honneur. M. Eug. Woillez est secrétaire de la Société mé- dicale d'observation.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21778607_1838.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)