Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, avec leurs noms, prénoms, surnoms et pseudonymes ... etc / Ouvrage rédigé et tenu à jour avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays.
- Louis Gustave Vapereau
- Date:
- 1861
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Credit: Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, avec leurs noms, prénoms, surnoms et pseudonymes ... etc / Ouvrage rédigé et tenu à jour avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays. Source: Wellcome Collection.
1850/1864 (page 1830)
![Spire avant m destruction (die freie Reiclisstadt Speiei-, etc.; Spire, 1843); (h'ammatica celtica Leipsiclc, 1853. 2 vol.), etc. ZEVORT (Charles-Marie), littérateur français, né à Bourges,le 23 avril 1816, futadmis en1836 à l'École normale (section des lettres). Nommé professeur de philosophie à Rennes, en 1839, il y fut Uobjet, de la part des adversaires de l'en- seignement laïque, des plus vives hostilités, et passa, avec le même titre, au collège de Metz (1846). Il devint, en 1850, inspecteur de l'Acadé- mie de Montpellier, d où l'attilude qu'il prit, dans un de ces conflits qui intéressaient la di- gnilé du corps universitaire, le fit bientôt sor- tir. Après avoir consacré quelques années à l'é- ducation des enfants du duc d'Uzès, il est rentré dans l'université, en 1856, comme inspecteur d'académie à Aix, d'où il est passé, en 1860, comme vice-recteur à Chamhéry. Auteur d'une Dissertation, sur la vie et la doc- trine d'Anaxagore (1843), M. Zevort avait donné d'abord, avec M. Pierron, la traduction de la Métaphysique d'Aristote (1840-1841, 2 vol. in-8), la première qui aii été essayés dans notre langue : elle a obtenu de l'Ac dém'ie un prix de 2000 fr. Il a encore traduit ; Vies des philosophes de l'an- tiquité, de Diogène Laërce (1848, 2 vol. in-18) et y Histoire de la guerre du Péloponèse, de Thu- cydide (1853, 2 vol. in-18). ZIEBLAND (Georges-Frédéric), célèbre archi- tecte allemand, né à Ratisbonne, le 7 février 1800, étudia à Munich, où il eut pour maîtres Marie Ouaglio et Fischer. Au sortir de l'Acadé- mie de cette ville, en 1824 , il attira sur lui, par divers Projets, l'attention du roi Louis, aux frais duquel il fit un voyage en Italie, pour y étudier spécialement la construction des basi- liques et pi'éparer de lon,L;ue m iin les plans de celle que le roi voulait dès lors élever à Munich. M. Ziebland étudia en outre, en Italie, les déco- rations murales de Pompéi et en fît exécuter, dans le même goût, à la villa Malta, à Rome. De retour à Munich, en 1829, il fut nommé presque aussitôt membre du comité d'architec- ture, et chargé de toute une suite de travaux des plus importants, parmi lesquels nous citerons : l'hôtel du conseil des taxes (1831); le monument du roi Othon, à Aibling, en vieux style germa- nique, le riche baldaquin, en bronze, du caveau des princps à l'église des Théatins de Saint-Caje- tan(Munich, 1842-43); l'achèvement de l'église de Notre-Dame de Secours dans le faubourg d'Au, commencée par Ohlmûller; les agraniJissements considérables du château Hohenschwangau, appar- tenant au prince royal Maximilien, qui avait chargé M. Ziebland de la direction générale de tous les travaux d'art à exécuter dans ce monu- ment. Mais l'œuvre capitale de cet architecte est la basilique de Saint-Boniface, dont la première pierre fut posée le 12 octobre 1835, et qui fut achevée en 1848. Cette église, avec son extérieur presque tout en briques . et dont la simplicité fait ressortir la grandeur et la beauté des proportions, avec toute sa magnificence intérieure, les colon- nes de marbres qui séparent ses cinq nefs, ses peintures murales, dont les principales sont dues au pinceau de M. H. Hess, les ornements et les dorures de toute sa charpente, est un des monu- ments qui font l'orsueil de la Bavière. Elle se re- lie au cloître de Saint-Boniface , et forme un même ensemble avec la Glyptotheque et le Palais de l'exposition des arts, dont la riche originalité et l'heureuse appropriation ne font pas moins d'hon- neur à l'imaginaiiou de M. Ziebland. ZIÉGLER (Claude-Louis), peintre français, né à Langres, en 1804, l'un des élèves les plus bril- lants de M. Ingres, dirigea, comme lui, ses étu- des vers la grande peinture, et débuta au salon de 1831. Quatre ans plus tard, à la suite du Por- trait du maréchal de Saucerre, qui avait fixé l'at' tention du roi dans une de ses visites au Louvre, il fut chargé, en remplacement de Paul Delaro- che, de la décoration de la coupole de la Made- leine; il y exécuta, de 1835 à 1838, une grande composition historique et allégorique qui figure,, surtoute l'étendue de l'hémicycle, une sorte d'É- popée du Christianisme, œuvre grandiose, restée l'un des beaux morceaux de la peinture moderne. A la suite de ce travail, qui l'avait familiarisé avec les procédés les plus variés de la peinture, M. Ziégler peignit et modela, pour le commerce, un grand nombre de vases fort estimés En 1852, il fut nommé directeur du musée de Dijon. — Il est mort dans cette ville, le 29 décembre 1856. Nous citerons de lui parmi ses envois au salon: Venise vue de nuit (1831); Giotto che2 Cimahué, la Mort de Foscari (1833) ; la Fin du combat (] 834) ; Portrait de Kellermann, pour Versailles (1835); le Prophète Daniel (1838); la Vision de saint Luc (1839); Notre-Dame des neiges, la Rosée sur les fleurs (1844) ; le Songe de Jacob. Judith aux portes de Béthulie (1847) ; Charles-Quint, dirigeant ses fu- nérailles (1848) ; Pluie d'été, le Frappement dura cher, les Pasteurs (\8bO); la Paix d Amiens, pour la salle du congrès de cette ville (1853); Notre- Dame de Bourgogne, envoi posthume de cet ar- tiste, acquis par le ministère d'État (1857). M. Ziégler a écrit. Recherches des principes du beau dans l'art céramique, l'architecture et la forme en général (1850, in-8, avec atlas). Il avait obtenu deux secondes médailles, en 1833 et 1848, une 1 en 1848, et la décoration en octobre 1838. ZIEM (Félix), peintre français, né à Beaune, vers 1822, vint à Paris étudier la peinture et fit, de 1845 à 1848, un voyage en Orient et en Italie. Il a débuté comme paysagiste au salon de 1849, et principalement exposé : Vue du Bosphore, le Grand canal de Venise, le Bois sacré {I8k9) ; Vue de Meudon (1850) ; Chaumière à La Haye, à la suite d'Un voyage en Hollande (1852) ; le Port de Marseille, le Soir à Venise, acquis par M. de Morny (1853); Fête à Venise, Vue d'Anvers, ac- quis par l'État, à l'Exposition universelle de 1855; Place de Saint-Marc pendant une inonda- tion, Constantinopte (1857); Damanhour, Galli- poli (1859); des aquarelles, dessins, tableaux de fruits, etc. (1850-1856). Cet artiste a obtenu deux 3 médailles, en 1850 et en 1855, une 1 en 1852 et la décoration en 1857. ZIMMEBMANN (Charles), prédicateur protes- tant allemand, né en 1803, à Darmstadt, et frère puîné du théologien Ernest Zimmermann mort en 1832, étudia dans sa ville natale et y pro- fessa les humanités pendant plusieurs années. En 1829 il fut nommé prédicateur adjoint à la cathédrale de Darmstadt. Il parcourut rapidement toute la hiérarchie ecclésiastique et reçut, en 1847, la distinction honorifique de la prélature. Il a prêché souvent à la cour, et le grand-duc de Hesse lui a confié, pendant quelque -temps, l'é- ducation de ses enfants. Il fit ensuite partie du conseil supérieur du Consistoire. Il a attiré l'attention publique par ses efforts, en 1841, pour relever l'association religieuse dite de Gustave-Adolphe, fondée, en 1832, par le théologien Grossmann. A la suite d'un Appel aux protestants de l'Allemagne, publié par la Gazette universelle ecclésiastique (31 octobre 1841), il convoqua les membres de cette société dans une](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21778607_1850.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)