Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, avec leurs noms, prénoms, surnoms et pseudonymes ... etc / Ouvrage rédigé et tenu à jour avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays.
- Louis Gustave Vapereau
- Date:
- 1861
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Credit: Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, avec leurs noms, prénoms, surnoms et pseudonymes ... etc / Ouvrage rédigé et tenu à jour avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays. Source: Wellcome Collection.
1852/1864 (page 1832)
![la vieille poésie espagnole, particulièrement du grand poète national Calderon. M. Zorrilla y Moral se montra vraiment original dans ses Chants <lu tronhndonr (Cantos del tro- vador, coleccion de leyendas y tradiciones histo- ricas; Madrid, 1840-41, 3 vol.); ce bel ouvrage fut suivi de : Fleurs perdues (Flores perdidas; Madrid, 1843); OEuvrea complètes, vrécédées d'une biographie parlldefonso Oveias (Obras complétas, precedidas de su biografia, etc ; Paris , 1847, 2 vol.; 2'édit., 1853, 3 vol.). Dans ces dernières années, le poète a habité alternativement Paris et Bru.vel- les. Le plus important, parmi ses récents ou- vrages, est un grand poème romantique inti- tulé : Grenade, poème oriental, avec la légende d'Al-Hanar (Granada poema oriental, etc. ; Pa- ris , 1853-1854, 2 vol.), cité comme son chef- d'œuvre. M. Zorrilla a également réussi dans la comédie. On cite surtout de lui : le Cordonnier et le roi (el Zapatero y el rey) ; A hnn juge meilleur té- moin (A buen juez mejor testigo), deux pièces écrites dans le vieux style espagnol, et Don Juan Tenorio. Ses essais de drames sont cités avec moins d'éloges. ZUMPT (Auguste-Guillaume), épigraphiste al- lemand, né à Kœnisberg, le 4 décembre 1815, neveu du célèbre philosophe du même nom, qui mourut en 1849, lit, à Francfort-sur-l'Oder et à Berlin, de fortes études, à la suite desquelles il entra, comme professeur, dans un collège de cette ville (1837). Depuis 1851, il occupe une chaire au collège Frédéric-Guillaume. Parmi ses travaux, on cite : une édition de Rutilius Numa- lianus (Berlin, 1840); De Caii Cœsaris coloniis (1840); De Lavinio et Laurentibus Lavinatihus (1845) ; De Augustalibus et Seviris Augustalibus (1846) ; Pe fastorum Campanorum fragrnento defensio (1853); De fastorum Campanorum frag- menta ad C. B. de Rossiurn epistola critica (Berlin, 1854) et surtout: Commentationes epi- graphicv ad antiquitafes romanas pertinentes (Berlin, 1850-1854, 2 vol.). M. Zumpt prépare, comme résumé de tous ses travaux, un Corpus inscrip tionum. lat inanm. ZUNZ (Léopold), écrivain israélite allemand, né le 10 août 1794, à Detmold, étudia, de 1815 à 1819, la philologie à l'université de Berlin, et fut successivement prêiiicateur de la synagogue de cette ville (1820-1822), rédacteur de la Gazette de Spener (1824-1832), un des grands journaux de Berlin, directeur de l'École communale juive (1825-1829) et directeur de l'École normale (1839- 1850). 11 est cité comme le premier, en Allemagne, qui ait traité la littérature hébraïque d'une manière scientifique, et la commune Israélite de Berlin, en reconnaissance de ses travaux, lui a voté une pension viagère. On cite de lui : De la littérature rabbinique juive (Ueber die rabbinische Literatur; Berlin, 1818); Discours religieux des Juifs (die gottes- dienstlichen Vortraege der Juden; Berlin, 1832); les Noms des Juifs (liie Namen der Juden; Ibid., 1836); Études tiistoriques et littéraires (Zur Ge- schiclîte und Literatur; Ibid., 1845) ; /a Poesî'e sgnagogale du moye)i âge (die synagogale Poésie des Miltelalters ; Ibid.,']855), etc. ZWIRNER (Ernest-Frédéric), architecte alle- mand, né le 28 février 1802, à Jacobswald, en Silésie, a surtout attaché son nom à la conti- nuation de la cathédrale de Cologne. Fils d'un inspecteur de forges, il fut destiné à la métal- lurgie, pour laquelle il ne manquait pas d'apti- tude; mais son goût pour l'architecture l'emporta, et, après ses études classiques, il passa à l'école d'architecture de Breslau, d'où il sortit à dix- neuf ans. Ses premiers travaux lui procurèrent les ressources nécessaires pour reprendre, trois ans plus tard, des études plus sérieuses à l'Aca- démie royale d'arcliitecture et à l'université de Berlin. Il les continua pendant quatre ans, et fut enrôlé parmi les membres auxiliaires de l'admi- nistration supérieure de l'architecture (1828). L'habileté avec laquelle il exécuta la reconstruc- tion de l'hôtel de ville gothique de Colberg, d'a- près les plans de Schinkel, le fit charger, par ses chefs, de missions importantes. Il concourut particulièrement à l'exécution des principaux plans de ce dernier, l'un des plus grands ar- chitectes des temps modernes (mort en 1841). Nommé, en 1833, architecte de la cathédrale de Cologne, il osa en concevoir et en entreprendre l'achèvement et la complète restauration. Il en dressa les plans el devis; il sut faire partager la foi qu'il avnit lui-même dans l'accomplissement d'une œuvre déclarée impossible. L'élan fut gé- néral, des souscriptions furent ouvertes, au riche produit desquelles le roi de Prusse, Guillaume IV, ajouta un subside annuel de cinquante mille tha- 1ers (187 50U fr.). Doimant sans cesse des marques de son intérêt pour ce grand travail, l'un des plus mémorables' de son règne, il posait lui- même solennellement, en 1854, la clef de voûte du portail du nord. De tant de restaurations entreprises à notre époque, celle delà cathédrale de Cologne restera l'une des plus remarquables, soit par l'importance historique du monument, soit par la science et l'habileté dont l'architecte y a fait preuve. Considérée, dans son ensemble ou dans les détails, depuis les grandes lignes des voûtes jusqu'aux ornements capricieux de l'imagination gothique, la nouvelle basilique de Cologne sera, au milieu du positivisme moderne, une véritable résurrection du moyen âge. Les dessins et les modèles en ont figuré à l'Exposition universelle de Paris, en 1855. On doit encore à M. Zwirner les plans ou l'exé- cution de divers autres monuments, tels que : 'l'église de Saint-Apollinaire à Remagen, le chœur de la chapelle du château de Schwérin, le châ- teau du comte de Furstenberg à Herdringen, et autres châteaux seigneuriaux des bords du Rhin. M. Zwirner^ président du conseil d'archi- tecture delà province de Cologne, a le titre de conseiller intime du gouvernement. '.M l/ij )n;)t>i?.Vi U :■ m'y](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21778607_1852.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)