Les avantages de l'inoculation, et la meilleure méthode de l'administrer / Ouvrage traduit de la dissertation latine ... On y a ajouté le texte de l'auteur.
- Petrus Camper
- Date:
- [between 1770 and 1779?]
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Credit: Les avantages de l'inoculation, et la meilleure méthode de l'administrer / Ouvrage traduit de la dissertation latine ... On y a ajouté le texte de l'auteur. Source: Wellcome Collection.
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![par le moyen d'une ouverture très-légere faite avec l’inf- trument le plus limple , & qu’on doit abandonner tout le refte à la nature , fans même rien changer au régime ordinaire du malade. Cette affertion vous étonne , Messieurs! Cependant je ne fuis ici la dupe, ni d’une vaine fpéculation, ni d’une doélrine empruntée ; c’eft ma propre expérience que je prends pour guide ; c’eft cette expérience feule qui m’éclaire, & qui me dicle le langage de la vérité. Ce n’eft qu’après une étude profonde que je me fuis convaincu moi-même. J’ai lu à plufieurs repri- fes le Prince des MédecinsJArabes , Rhasès ; j’ai médité les Ouvrages de Sydenham, de Boerhave , de Mead, de Huxham ; je me fuis mftruit dans les excellentes dilfertations de MM. Gatti, Tiffot, Dimfdale , Watfo'n , Ranbi, & autres Médecins célébrés de l’Europe , qui ont écrit ex profejfo fur cette matière : il en eft un grand nombre que je paffe fous filence , fans avoir intention de leur nuire ; & d’autres, que je ne pourrois citer ici, fans bleffer les intérêts de la vérité. D’ailleurs , vous ne] demandez pas , M es] sieurs, des citations accumulées : & , de mon côté , fondé fur ma pratique & mes fuccès , je me crois difpenfé de recourir à des autorités étrangères. 11 y a long-temps que j’inocule de la maniéré la plus heureufe, en fui vaut les réglés que je vas preferire en peu de mots. §. I. Plufieurs Auteurs veulent, qu’avant la commu¬ nication du virus , on prépare le futur malade , c’eft-à- dire , qu’on le difpofe à fubir heureufement tous les fymptômes de la maladie. Voyons fi cela eft poffible. Rhasès ( i ) , qui a donné la premiers , & en même- temps la meilleure defeription de la Petite-Vérole , me paroît avoir entraîné tous les autres Médecins dans l’erreur. Selon lui , il faut abfolument faigner le malade, quand il a paffé quatorze ans. Quand il eft au-déffous de cet âge , il faut lui appliquer les ventoufes , & lui faire des fcarifications. En général, il veut qu’on habite des chambres fraîches , qu’on ne fafl'e ufage que de nour¬ ritures rafraîchiffantes. Il recommande beaucoup , non la chair du chevreau , mais la gelée faite avec les pieds ( i ) Traduction de Chauning. ' - Ei]](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30548834_0039.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


