Les avantages de l'inoculation, et la meilleure méthode de l'administrer / Ouvrage traduit de la dissertation latine ... On y a ajouté le texte de l'auteur.
- Petrus Camper
- Date:
- [between 1770 and 1779?]
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Credit: Les avantages de l'inoculation, et la meilleure méthode de l'administrer / Ouvrage traduit de la dissertation latine ... On y a ajouté le texte de l'auteur. Source: Wellcome Collection.
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![(43‘)' cette^importante obfervation. Que l’on nem’obje&e pas ici, que|]e peux plus facilement qu'un autre diftinguer le ton & la nuance des couleurs de la peau ; tous les jeu¬ nes Médecins qui ont appris de moi à connoître ce ligne caraâériftique , ont prédit, avec la même aflurance que moi, & avec le même fuccès. ' \ ' '• s - .... • ■- Je conclus qu’il eft des conftitutions , des tempéra- mens propres à la Petite-Vérole confluente, difcrete , ou moyenne ; &. qu’il n’y a aucun moyen d'en changer la nature , comme la fuite nous le fera voir. Il arrive quel¬ quefois que ces conftitutions font héréditaires , & que l’habitude des peres & des meres peut nous aider à pré¬ voir le fort de leurs enfans. §. III. Voyons maintenant le parti qu’ont pris les Médecins pour changer le caraéfere de la maladie, & comment ils y ont réuflî. Ils ont ordonné la faignée , interdit l’ufage des viandes & du poiflon ; à l’égard du beurre, de l’huile , du vin, &c. ils ont pr.efcrit ou défendu à-peu-près la même chofe que Rhasès. Mais aucun de ces moyens n’a diminué les ravages de la Petite- Vérole. Confultons les Liftes de ceux qui en font morts, depuis un fiecle que l’on fait ufage de la Méthode anti- phlogiftique de Rhasès ; & voyons ft le nombre en eft moindre qu’auparavant. Nous trouverons que, dans Londres, il a monté à 39,115 , depuis 1731 jufqu’en 1750. En conféquence, il eft évident que , ni le régime , ni les remedes , ne peuvent abfolument rien fur la mala¬ die , & que c’eft en pure perte que l’on tourmente les malades par ces deux voies. Les plus fages Médecins conviennent, que jamais ils n’ont pu , ni par la faignée, ni par les remedes , diminuer la violence de la maladie. J’en connois même un très-habile & très-digne de foi , qui, après avoir traité quelques mille malades attaqués de|la Petite-Vérole naturelle , avoue ingénument, que , dans le fait, tous les remedes reviennent parfaitement au même , pourvu qu’ils ne foient pas poifons ; & qu’il n’y en .a aucun qui puiftè changer en bien ou en malle caraélere de la maladie. Pour empêcher le virus de fe porter au vifage , & d’y faire lever des boutons , quelques Médecins, à l’exemple de Huxham ( 1 )„ ont pratiqué la faignée du](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30548834_0047.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


