Manuel théorique et pratique du savonnier, ou l'art de faire toutes sortes de savons / par une réunion de fabricans, et rédigé par Mme. Gacon-Dufour et un professeur de chimie [J.S.E. Julia de Fontenelle].
- Marie Armande Jeanne Gacon-Dufour
- Date:
- 1827
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Credit: Manuel théorique et pratique du savonnier, ou l'art de faire toutes sortes de savons / par une réunion de fabricans, et rédigé par Mme. Gacon-Dufour et un professeur de chimie [J.S.E. Julia de Fontenelle]. Source: Wellcome Collection.
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![1 St' tlivisent en huiles cluHictes et liuiles (roules. (Ce sont là tles ternies de fabrique.) En Picar- die, l’on nonnne /iiülc jaune celle que les Fla- mands nomment chaude; et huile verlc, celle que les Flamands nomment //u/r/c. Les huiles que l’on nomme chaudes sont celles de lin, de clienevis et d’œillet. Les huiles_/)où/c.v sont celles de colza et de navette. En i^enéral, les huiles dites chaudes sont jilus chères que les huiles ./ion/c.v, surtout à Lille, celle de colza se recueillant dans les environs de cette ville. On fabrique aussi du savon avec de l’huile de poisson, mais son odeur est insiq:>portable; ce qui fait qu’elle était jadis proscrite ]>ar les statuts des savonniers, et qu’il leur était dé- fendu d’en employer sous peine d’une amende très - considérable. En Brabant, ils juraient même, à leur réception, de ne jamais en faire usage, soit en total, soit en l’alliant avec d’au- tres liinles. On n’en emploie qu’en Hollande, et cela a décrie leur fabrication. On n’enqjloie jamais pour les savons mous aucune espece de soude ni de cendres du Le- vant, encore moins de celles que l’on fabrique en >’ormandi(; avec le varech. La chaux dont on se sert est la même que l’on emploie j)onr la bâtisse : il faut l'avoir vive, c’est-à-dire telle qu’elle .sorte du four. Eelle dont on se sert ordinairement en Elan- flre c'sf faite avec de la pierre tendre : elle est](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22029886_0137.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)